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LA DEPRESSION - DETAILS

LA DEPRESSION – EN DETAILS

 

Sommaire

- Définition

- Dépression en chiffres

- Les causes de la depression

- Description Clinique

- Les symptomes

- Les Traitements

- Les Consequences

 

CHAPITRE 1 : DEFINITION

En psychiatrie, la dépression est un trouble de l'humeur. Le terme provient du latin depressio, « enfoncement ». C'est autour du XIXeme siècle que le terme est apparu dans son usage psychologique.

La dépression caractérise essentiellement un état de perte de motivation ou d'élan vital chez un individu, associé ou non à différents symptômes. Les symptômes les plus caractéristiques sont une perte d'espoir, d'envie, d'estime de soi. D'autres signes peuvent survenir, tels que l'anxiété ou l'angoisse, la fatigue, la tristesse, des pensées négatives, des idées noires, des intentions suicidaires ou d'autres modifications de l'humeur et, dans certains cas extrêmes, des hallucinations.                                                                          

La dépression est aujourd'hui un problème de santé publique. A tel point que les spécialistes parlent d'une véritable épidémie. Etat des lieux des problèmes dépressifs en France et dans le Monde.

Pour expliquer cette épidémie de dépressions, les sociologues évoquent pêle-mêle les conditions de vie qui deviendraient de plus en plus stressantes, la violence psychologique que l’on subirait à tout moment et en particulier sur son lieu de travail. Ce discours rencontre l’adhésion du public, l’immense succès en librairie de Marie-France Hirigoyen en témoigne. Il s’est vendu 480 000 exemplaires de son livre "Le harcèlement moral". Nous vivrions donc dans une société dépressive, dont nombre de ses membres auraient une prédisposition naturelle renforcée par l’environnement.       

La France semble particulièrement touchée par cette épidémie de dépression, au regard de sa consommation record d’antidépresseurs. Entre 1991 et 1997, la quantité de boîtes vendues a progressé de 42 %. Les médecins généralistes, qui sont en première ligne dans la prise en charge des patients, sont à l’origine de 75 % des prescriptions d'antidépresseurs. Mais cette consommation dépasse la réalité des déprimés. Les patients et les médecins partagent la responsabilité de cet excès de prescription. Car les professionnels de santé doivent souvent faire face aux exigences des patients. Ayant lu ou entendu parler de tel médicament dans la presse, ces derniers les réclament "parce que je le vaux bien". Il ne faut pas non plus négliger le facteur économique. Les psychothérapies ne sont pas prises en charge par l’assurance maladie, car il n’existe pas de convention avec les psychologues, quant aux psychanalyses, les dépassements souvent importants découragent les patients. Alors que les médicaments sont remboursés…

 

CHAPITRE 2 : La dépression en chiffres

La dépression a véritablement explosé dans les pays occidentaux. Plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de ce trouble grave de l'humeur, principalement les femmes. La France n'est pas épargnée, la consommation d'antidépresseurs y atteint des records.

121 millions de personnes souffrent de dépression à travers le monde. Cette maladie devrait passer en 2020 au 2emr rang des maladies les plus handicapantes. En France, le Baromètre Santé 2005 de l’Institut national de prévention et d’éducation santé (Inpes) montre que 7,8 % des Français ont souffert d’une dépression dans l’année. Une femme sur dix a connu cette maladie. Et moins d’un Français dépressif sur deux a consulté pour un trouble lié à une maladie mentale.

Près de 8 % des Français souffrent de dépression chaque année. Idées noires, tristesse, fatigue… les signes de cette maladie sont connus. Pourtant, il existe des avertissements que l’on connaît moins : les douleurs. Maux de tête, problèmes de dos, difficultés intestinales… Ces appels du corps traduisent parfois un mal-être profond. Les détails de cette souffrance psychique.

La France comptait 7 fois plus de personnes déprimées en 1996 qu’en 1970. Comment une telle épidémie a-t-elle pu se répandre ? Sommes-nous tous des dépressifs en puissance ? Et si une partie de ces dépressions n’en était pas réellement ? Quelques éclaircissements…

 

CHAPITRE 3 : Les causes de la dépression

La dépression est souvent multifactorielle et ses causes généralement multiples. La dépression peut être liée à un ou plusieurs événements traumatiques ou vécus comme négatifs (chagrin, deuil, crise situationnelle, stress) ou à un environnement psychosocial ou familial hostile. Elle peut s'associer à un autre trouble psychiatrique ou à une affection somatique.

Les connaissances sur la nature et les causes de la dépression ont largement évolué à travers les siècles, mais elles demeurent incomplètes ; la recherche sur la dépression est actuellement un domaine d'étude actif et diversifié. Les facteurs impliqués peuvent être psychologiques, psychosociaux, héréditaires, évolutionnaires, biologiques, spirituels, environnementaux, notamment, et ils peuvent interagir. L'utilisation prolongée de certains types de substances psychoactives ou psychotropes (alcool, café, tabac, drogues, médicaments) peuvent augmenter la symptomatologie dépressive. Les traitements psychothérapeutiques sont basés sur des théories de la personnalité, de la communication interpersonnelle de la relation d'aide ou de l'apprentissage.

La dépression est une maladie très répandue, un homme sur dix et une femme sur cinq en seront atteints au cours de leur vie. Pourquoi une personne développera-t-elle une dépression alors qu'une autre, confrontée à des événements similaires, sera épargnée ? Existe-t-il une seule cause à l'origine d'un trouble dépressif ?

C'est souvent la combinaison de plusieurs facteurs, lors d'une période de vulnérabilité psychologique, qui va conduire au trouble dépressif. Evénements familiaux, problèmes de sommeil, divorce, environnement... quelles sont les causes de la dépression ?

Outres les causes connues qui peuvent amener à une dépression, il existe de nombreux facteurs qui peuvent en favoriser l'apparition d'un trouble dépressif. Tabac, drogues douces, habitation... découvrez ces problèmes qui peuvent avoir un impact négatif sur l'humeur

 

CHAPITRE 4 : Description clinique

Critères

Classifications selon la CIM-10

F32.0

Épisode dépressif léger

F32.1

Épisode dépressif moyen

F32.2

Episode dépressif sévère sans symptômes psychotiques

F32.3

Episode dépressif sévère avec symptômes psychotiques

F32.8

Autres épisodes dépressifs

F32.9

Episode dépressif, sans précision

 

 

D'après le DSM-IV-TR, il existe deux symptômes de dépression — déprime et anhédonie — dont au moins un de ces deux symptômes doit être présent pour conclure à une dépression majeure.

La dépression majeure est classifiée en tant que trouble de l'humeur dans le DSM-IV-TR. Le diagnostic se base sur la présence d'épisodes dépressifs majeurs simples ou récurrents. La catégorie « Trouble dépressif non-spécifié » est diagnostiquée si la manifestation de l'épisode dépressif ne rencontre aucun critère de la dépression majeure. Le système du CIM-10 n'utilise pas le terme de trouble dépressif majeur, mais liste des critères similaires pour les diagnostics d'un épisode dépressif communément nommé degré de sévérité (léger, modéré ou sévère). Le terme récurrent peut être ajouté si de multiples épisodes sont perçus sans aucun trouble maniaque.

 

Épisode dépressif majeur

La prostration peut représenter la dépression.

Ce terme, proposé par le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, signifie en fait « dépression caractérisée ». Bien qu'ils ne fassent pas l'unanimité, les critères américains du DSM-IV du trouble dépressif majeur sont :

  • Humeur triste (dépressive) : décrite comme plus intense que la douleur d'un deuil. Le malade est sans joie et opprimé, parfois il est incapable de percevoir tout sentiment. En général, l'humeur est pire le matin. Chez les enfants et adolescents, cela peut se manifester par une irritabilité accrue.

  • Anhédonie : diminution du plaisir ou de l'intérêt pour toutes activités, y compris celles qui procurent du plaisir habituellement. Les habitudes se modifient, les passe-temps sont délaissés, tout semble monotone et vide, y compris les activités habituellement gratifiantes.

  • Modification involontaire du poids : prise ou perte de 5 % ou plus du poids habituel en un mois. Éventuellement, modification récente de l'appétit

  • Troubles du sommeil : diminution (insomnie) ou augmentation (hypersomnie) du temps de sommeil

  • Troubles de la concentration ou du processus de prise de décision

  • Troubles du comportement : agitation ou ralentissement (bradypsychie) rapportée par l'entourage.

  • Asthénie : sensation de fatigue ou de diminution d'énergie

  • Sentiments de culpabilité hypertrophiés, souvent injustifiés et liés à l'auto-dépréciation du patient.

  • Idées noires : volonté de mourir, idées suicidaires actives, avec ou sans plan spécifique, finalement tentative de suicide.

Une personne doit présenter au moins cinq des neuf symptômes précédents pour une durée d'au moins deux semaines, la plupart du temps, entraînant un changement dans le mode de fonctionnement habituel. Au moins l'un des deux critères doit être présent : humeur triste, anhédonie.

 

Autres classifications

Le DSM-IV-TR reconnait cinq autres classifications du trouble dépressif majeur, en addition aux notes, à la sévérité et à la présence de symptômes psychotiques :

  • La mélancolie est caractérisée par une perte de plaisir dans la plupart des activités, une réactivité très faible voire inexistante du plaisir, une humeur dépressive plus prononcée, réveil tôt le matin, retard psychomoteur, perte de poids excessif (ne pas confondre avec anorexie), ou culpabilité sévère.

  • La dépression atypique est caractérisé par une réactivité (anhédonie paradoxale) et positivité, gain de poids significatif ou appétit très confirmée, sommeil lourd et excessif (hypersomnie), sensation de paralysie à certaines parties du corps et haute sensibilité au rejet interpersonnel.

  • La dépression catatonique est une forme rare mais sévère de dépression majeure impliquant des troubles du comportement moteur et autres symptômes. L'individu est muet, et exhibe certains mouvements bizarres parfois dénués de sens. Les symptômes catatoniques surviennent lors d'épisodes de schizophrénie ou maniaques, ou peut être causés par un syndrome malin des neuroleptiques.

  • La dépression post-partum, est une dépression soutenue et très intense dont une femme fait l'expérience après avoir donné naissance. La dépression post-partum possède un degré d'incident entre 10–15 % parmi les nouvelles mères. Le DSM-IV explique que, dans l'ordre de qualifier la dépression post-partum, cette dépression dure environ plus de trois mois.

  • La dépression saisonnière s'installe à l'automne ou au début de l'hiver et dure jusqu'au printemps. Ces symptômes sont ceux de tout épisode dépressif : tristesse permanente, perte d'intérêt générale, irritabilité, troubles de sommeil, perte ou gain de poids, pensées suicidaires. Les symptômes de la dépression saisonnière se distinguent de ceux des blues de l'hiver, lesquels ne nous empêchent pas de continuer à assumer nos activités quotidiennes. Ceux qui souffrent de dépression saisonnière sont très affectés dans leur quotidien (travail, relations...). La cause exacte n'en est pas connue, mais la diminution de l'intensité de la lumière naturelle et de sa durée semble jouer un rôle important.

 

Autres formes

La classification de dépression endogène et/ou dépression névrotico-réactionnelle a en quelques sortes des fondements historiques, mais la distinction n'est plus guère utilisée de nos jours. Elle est caractérisée par une douleur morale latente contrastant avec une indifférence affective (appelée également anesthésie affective) pour l’extérieur, un pessimisme foncier, une inhibition marquée, des thèmes d’autodévaluation et d’autoaccusation des idées délirantes de ruine, de catastrophe, d’incurabilité, une insomnie par réveil précoce, une anorexie avec amaigrissement, un dégoût de la vie inaccessible à toute argumentation. La fluctuation des symptômes dans la journée est particulière dans les dépressions endogènes : très marquée au réveil (le matin), ils tendent à s’estomper en fin de journée. Dans l’ensemble, le déprimé mélancolique méconnait l’aspect pathologique de son état et refuse tout recours médical, jugé inutile. Forme unipolaire et bipolaire de dépression : la dépression endogène est souvent l’expression d'un trouble bipolaire (anciennement dénommé « psychose maniaco-dépressive »). Celle-ci, initialement bien délimitée, tend à être divisée en catégories à cause des aspects évolutifs, des antécédents familiaux et des réponses thérapeutiques inégales au même traitement. La forme bipolaire est constituée d’accès dépressifs et d’épisodes d’excitation euphorique, séparés par un intervalle libre. La forme unipolaire est quant à elle définie par la survenue répétitive d’un seul type d’accès en règle générale dépressif.

  • La dépression psychotique se caractérise par des délires de culpabilité, de honte universelle, de punition, de damnation, d'appauvrissement mental, de négation d'organes.

  • Les dépressions alexithymiques ou d’involution caractérisent des difficultés dans l’expression verbale des émotions.

  • La dépression hostile ou agressive caractérise la personnalité du sujet qui semble avoir changé radicalement. Il est devenu plus agressif, plus impulsif, ses colères sont mal maitrisées, il a des violences soudaines inhabituelles. Cela viendrait du fait que le sujet ne supporte plus l'idée d'être l'objet de remarques blessantes (existantes ou supposées) à son égard : « Secoue-toi », « Tu as tout pour être heureux », etc.

  • Les dépressions masquées, ou hypocondriaques, se caractérisent par une absence de symptômes de l'humeur dépressive avec une prépondérance des plaintes somatiques. Elles prennent souvent l'aspect d'une douleur atypique, continue, fixée, qui reste malgré la prescription d'antidouleurs. Le sujet est souvent inconscient qu'il souffre moralement, c'est la raison pour laquelle il « somatise » (cf. aussi hystérie).

  • Les dépressions anxieuses ou agitées caractérisent des sujets qui courent un risque suicidaire élevé. Contrairement aux caractéristiques courantes de la dépression, l'agitation psychique et motrice sont majeures, ils sont enclins à des crises de panique.

  • La dépression pré et postnatale sont fréquentes et encore sous-diagnostiquées. La première passe souvent inaperçue, la mère a honte de son état et le cache souvent à son entourage - obstétricien inclus - qui a tendance à mettre les éventuels signes dépressifs sous le sceau de la fatigue de grossesse. L'autre est à différencier du simple baby blues qui survient le plus souvent après un intervalle libre de à 2 mois et réalise un tableau de dépression typique ou masquée ; c'est la plus fréquente des complications du post-partum, dans environ 15 % des accouchements.

La mélancolie est un terme utilisé en psychiatrie pour caractériser un état dépressif grave et aigu présentant de grands risques de passage à l'acte suicidaire. Il a actuellement été délaissé et l'expression « dépression majeure » est plus couramment utilisée. Il était également question de « mélancolie stuporeuse » pour décrire des états caractérisés par un ralentissement psychomoteur intense qui peut aller jusqu'à immobilité totale, un état prostré et incapable de boire ou de s'alimenter. Considérée comme la forme la plus grave d'état dépressif majeur, la mélancolie se manifeste par l'intensité de la douleur morale, l'importance du ralentissement psychomoteur, une aboulie complète, des contenus de pensée particulièrement négatifs et désespérés, un sentiment de culpabilité omniprésent, un sentiment d'incurabilité, des idées « noires » (idées d'être puni de mort, ruminations suicidaires…), une anorexie grave (parfois, il peut s'agir d'une boulimie, en tous les cas, troubles de l'appétit), des réveils matinaux précoces dans un état d'angoisse douloureux.

 

CHAPITRE 5 : LES SYMPTOMES

Il est essentiel de reconnaître tôt les signes de la dépression, pour bénéficier de la prise en charge la plus précoce possible. Mais le problème est d’identifier les premiers signes de cette maladie (lire notre article Dépression, des signes qui ne trompent pas). Car 35 à 50 % des épisodes dépressifs majeurs ne sont pas diagnostiqués. Pourtant, on connaît les signes psychiques de ce mal-être : tristesse, perte de plaisir… ou les symptômes physiques : fatigue, troubles du sommeil…

Les baisses de forme et les coups de blues sont fréquents. Mais lorsque la situation perdure et que le moral ne revient pas, la dépression s'installe. Comment la reconnaître ? Quels signes traduisent cette maladie ? Le point pour réagir le plus tôt possible

 

Le sommeil, première victime de la dépression

La dépression et le sommeil sont intimement liés. Les problèmes d'insomnie et de réveil nocturne sont souvent des symptômes d'un épisode dépressif. Car les soucis empêchent de dormir. Découvrez les relations entre idées noires et nuits blanches.

La santé mentale et le sommeil sont étroitement liés. Dès qu'un problème psychique survient, les nuits sont perturbées. Et c'est particulièrement vrai pour la dépression. Le syndrome dépressif provoque généralement un éveil précoce : la personne se réveille très tôt, parfois dès trois heures du matin ! Elle tourne dans son lit, rumine des idées noires et en général fini par trouver le sommeil... quand il est l'heure de se lever !
L'important est d'identifier alors ce problème comme un des symptômes de la dépression. Car nombreux sont ceux qui traitent spécifiquement ces troubles du sommeil, notamment à l'aide de somnifères, sans s'attaquer à la cause réelle, à savoir la dépression.
En revanche, si la dépression est identifiée et prise en charge, le traitement des conséquences tel que l'insomnie peut être envisagé de manière complémentaire.

 

La fatigue, un symptôme d'un épisode dépressif

La fatigue est un autre symptôme bien connu de la dépression. Elle est non seulement physique (manque d'énergie, somnolence...) mais aussi psychologique : absence d'entrain, baisse de la motivation au travail mais aussi dans les loisirs...
On trouve d'ailleurs de liens importants entre le syndrome dépressif et la fibromyalgie, une maladie qui se traduit par une fatigue intense, des troubles du sommeil et des douleurs. Certains spécialistes soulignent d'ailleurs que cette atteinte pourrait n'être en réalité qu'une forme spécifique de dépression.

 

Dépression saisonnière et sommeil

La dépression saisonnière est également connue pour son impact sur les troubles du sommeil. Elle se traduit par une fatigue le matin, même après 12 heures de repos ! La solution passe alors par des cures de luminothérapie, justement le matin pour faire le plein d'énergie lumineuse. A noter : on parle de plus en plus des fameux réveils « lumière de l'aube » qui justement permettraient un réveil naturel et une exposition lumineuse intense dès le réveil. Mais aucune étude sérieuse n'est venue confirmer leur intérêt dans le blues hivernal.

 

Antidépresseurs et sommeil

Attention aussi à l'arrêt du traitement par antidépresseurs après une dépression : dans certains cas, des troubles du sommeil peuvent survenir. L'arrêt doit toujours se faire de manière progressive. Demandez conseil au médecin qui vous suit. Il pourra vous orienter pour gérer spécifiquement ces troubles. Pour retrouver à là fois le sourire et le sommeil 

 

Migraine et dépression, le cercle vicieux

La migraine empoisonne véritablement la vie. Pas étonnant donc qu'on trouve plus de dépressifs chez les patients migraineux. De plus, il semble qu'il y ait un cercle vicieux formé par ces deux pathologies, l'une prédisposant à l'autre. Le point sur ce lien particulier.

                                                                                                             

La douleur : un symptôme de dépression

Or parmi les signes que l'on oublie de citer, certaines douleurs peuvent être les marqueurs de l'état dépressif. Elles seraient ainsi présentes dans près de 70 % des cas de dépression. Ce sont essentiellement les maux de tête, le mal de dos, les troubles intestinaux. Certes, il faut distinguer les douleurs chroniques, dont la répétition peut dans ce cas être l'origine et non la cause d'un syndrome dépressif.

 

CHAPITRE 6 : LES TRAITEMENTS

Il est possible guérir la dépression. Aujourd'hui, une prise en charge adaptée, une psychothérapie ciblée et des antidépresseurs permettent de briser le cycle infernal pour retrouver la joie de vivre. A condition d'être bien entouré et surtout de bien suivre son traitement.

Les traitements de la dépression "classique" est aujourd'hui bien codifié : il s'agit de l'association d'antidépresseurs avec un suivi psychothérapeutique. Mais il semble plus difficile de soigner les dépressions qui ont une composante douloureuse : la guérison est plus lente et les traitements semblent un peu moins efficaces. L'approche de cette forme nécessite donc une prise en charge spécifique de la douleur, en plus du traitement de la maladie dépressive. Ainsi, la prise d'antalgiques est parfois nécessaires. Mais il ne s'agit pas forcément d'ajouter un traitement : des études ont montré que certains antidépresseurs avaient également un effet plus prononcé que d'autres sur les douleurs liées à la dépression.

La personne dépressive a généralement l'impression qu'elle ne pourra pas en sortir. Pourtant, des solutions existent. Avec une prise en charge adaptée et un suivi médical, retrouver le sourire est juste une question de temps et de persévérance.

La prise en charge de la dépression repose sur deux piliers complémentaires : la psychothérapie et les traitements médicamenteux. Comment se passe le suivi ? Les approches sont-elles différentes en fonction du syndrome dépressif et de sa gravité ? Quelle est la place des approches naturelles et des médecines douces ? Toutes les réponses dans nos dossiers.

Quelle que soit la stratégie choisie, une chose est sûre : en s’attaquant à la fois à la dépression et à la douleur, il est possible de sortir de ce cercle infernal pour retrouver le sourire.

 

Les autres traitements de la dépression

Si les psychothérapies et les antidépresseurs sont les traitements de référence face à la dépression, d'autres solutions sont aujourd'hui explorées. Des approches techniques plus près de la neurochirurgie, permettent d'agir directement au coeur du cerveau pour supprimer à la source les causes du syndrome dépressif.

 

CHAPITRE 7: Les conséquences

Le bien-être mental a une importance capitale pour la santé physique. La dépression a un impact majeur sur l'organisme, et peut favoriser l'apparition d'autres maladies, de problèmes cardiovasculaires... Des conséquences qui vont amplifier les troubles de l'humeur.

 

Le corps et l'esprit sont intimement liés. Lorsque l'un va mal, l'autre aussi. La dépression va ainsi avoir un retentissement physique important. Cette maladie peut être à l'origine de troubles cardiovasculaires, et même diminuer l'espérance de vie.

Cancer, obésité, spasmophilie ou même maladie d'Alzheimer, de nombreuses maladies sont liées à la dépression. Sans parler de cause directe, il est clair que les troubles dépressifs favorisent l'apparition de ces problèmes de santé, en fragilisant l'organisme.

 

Reconnaître l'impact social de la dépression

La dépression n'a pas seulement un impact physique et psychologique. Elle a un retentissement social important. Désengagement  professionnel, problèmes de couple, isolement, tensions familiales... Découvrez ces signes relationnels qui vont marquer les troubles dépressifs

 

Les maladies mentales, deuxième cause de mortalité en 2020

On estime à 400 millions le nombre de personnes aujourd’hui atteintes de troubles mentaux ou neurologiques ou souffrant de problèmes psychosociaux. Selon les experts, ces maladies, de la dépression à l’épilepsie, seront la deuxième cause de mortalité et de handicap d’ici 2020.

"Non à l’exclusion – Oui aux soins", tel est le slogan de la journée de l’Organisation mondiale de la santé, dont le rapport sur la santé dans le monde sera consacré à la santé mentale.

 

400 millions de malades

Selon l’OMS, 400 millions est le nombre de personnes aujourd’hui atteintes de troubles mentaux ou neurologiques ou souffrant de problèmes psychosociaux, associés notamment à l’alcoolisme ou à la toxicomanie. Bien que l’attention ait été portée sur ces affections, il reste encore beaucoup à faire. La dépression est actuellement la cinquième cause de mortalité et de handicap dans le monde et d’après le Dr Benedetto Saraceno, directeur du département de santé mentale de l’OMS, elle devrait atteindre la deuxième place d’ici 2020.

Hommes et femmes ne sont pas égaux devant la dépression. Les femmes sont plus de deux fois plus susceptibles d’y être confrontées au cours de leur vie. Cette maladie touche en moyenne une femme sur cinq et "seulement" un homme sur dix. De plus, la dépression, qui touche 340 millions de personnes dans le monde, peut apparaître plusieurs fois au cours d’une vie. La vie urbaine stressante entraîne une augmentation de ces chiffres.

Bien que des traitements, efficaces dans la très grande majorité des cas, existent seul un petit nombre des ces affections sont convenablement diagnostiquées. Un traitement adapté des dépressions entraînerait par voie de conséquence une réduction du nombre de suicides.

 

Un million de suicides

On compte chaque année 10 millions de tentatives de suicides, dont 10 % s’avèrent fatales. En tête, les pays de l’ancienne URSS sont particulièrement touchés.

L’épilepsie est le désordre neurologique le plus commun. Il y a entre 40 et 50 millions de malades dans le monde, dont 85 % vivent dans les pays développés. On estime que deux millions de nouveaux cas apparaissent chaque année dans le monde, mais 70 à 80 % des épileptiques peuvent retrouver une vie tout à fait normale s’ils reçoivent un traitement adapté.

La schizophrénie est une forme sévère de maladie mentale qui affecte 7 ‰ (sept pour mille) de la population adulte. Au total, 45 millions de personnes sont atteintes dans le monde. Des traitements existent et sont particulièrement efficaces durant les premiers stades de la maladie, cependant plus de 50 % des malades dans le monde ne reçoivent par de soins appropriés.

 

Faciliter l’accès aux soins

Aujourd’hui, des traitements existent et permettent aux malades de mener une vie normale au sein de la société. Ainsi, l’agence des Nations-Unies tente par cette campagne de mettre l’accent sur certaines pathologies telles que la dépression, la schizophrénie, l’épilepsie, la maladie d’Alzheimer, l’alcoolisme et le retard mental, pour lesquelles il existe un décalage entre les traitements disponibles et leur accès. Cette sensibilisation vise également à mettre fin à la possible réticence de la société au traitement et à la réintégration des malades.

 

 

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