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PREVENTION TABAC

PREVENTION TABAC

 

SOMMAIRE :

- ETAT DES LIEUX/ CHIFFRES EN FRANCE

- SUBSTANCES / CONTENUS DANS UNE CIGARETTE

- LEGISLATION EN FRANCE

- ENQUETE SUR LES CIGARETTES ELECTRONIQUES

- LE TABAGISME PASSIF

- IDEES RECUES SUR LE TABAC

 

CHAPITRE 1 - ETAT DES LIEUX EN FRANCE

Chaque année, le tabagisme actif est considéré comme responsable de plus de 73 000 décès prématurés en France.

La moitié des victimes du tabac meurent jeunes, entre 35 et 69 ans.

90 % des cancers du poumon sont attribuables au tabagisme.

La fumée de cigarette contient plus de 4 000 substances chimiques dont au moins 50 sont cancérigènes.

Plus de 54 milliards de cigarettes sont vendues en France chaque année. L’État perçoit aux alentours de 15 milliards d’euros de taxes qui correspondent au coût social du tabac supporté par la collectivité.

 

Qui fume en France ?

La France compte près de 16 millions de fumeurs. Un tiers des personnes de 15 à 85 ans (32 %) fume ne serait-ce que de temps en temps (36% des hommes et 28% des femmes). Entre 18 et 34 ans, près d’une personne sur deux fume. Le tabagisme concerne déjà un jeune de 15 à 19 ans sur trois (32 %). Sa prévalence atteint un maximum de 46 % chez les femmes de 20-25 ans et 55 % chez les hommes de 26-34 ans.

 

Combien de personnes arrêtent de fumer chaque année ?

Il est difficile de répondre à cette question car les fumeurs font souvent plusieurs essais avant de parvenir à s’arrêter de fumer. Plus de la moitié des fumeurs réguliers (58 %) hommes ou femmes déclarent avoir envie d'arrêter de fumer, dont 30% dans les 12 prochains mois. On considère que chaque année en France, entre 500 000 et 700 000 fumeurs réguliers arrêtent de fumer chaque année pour au moins un an.


Comment évolue le tabagisme en France ?

Dans la population masculine, la proportion de fumeurs réguliers a baissé depuis les années 60, passant de 57% à 32% aujourd’hui, même si la tendance est à la stabilité entre 2005 et 2010. En revanche, dans la population féminine, la proportion de fumeuses régulières a augmenté sur le long terme, passant de 10 à 26% aujourd’hui, avec une reprise particulièrement importante entre 2005 et 2010 après une période de stabilité, voire de baisse depuis les années 1990. La différence de comportement vis-à-vis du tabac entre les hommes et les femmes s'est donc fortement atténuée. Parmi les adolescents, le tabagisme est aujourd'hui au moins aussi répandu chez les filles que chez les garçons.

 

CHAPITRE 2 : Les substances contenues dans une cigarette 

Quelques-unes suffisent à comprendre que le tabac ne recèle pas de substances bonnes pour la santé

La nicotine
est une drogue au sens scientifique du terme, car elle entraîne une dépendance psychologique et physique, une accoutumance (il faut augmenter jusqu'à une certaine dose la consommation pour continuer à en éprouver les effets) et un syndrome de sevrage (le corps et la tête réagissent à la privation du produit). Elle est un puissant antidépresseur, donc un stimulant : elle accélère la fréquence cardiaque (10% en moyenne) et rétrécit le diamètre des artères de tout le corps.

Le monoxyde de carbone (CO)
empêche la fixation d'oxygène sur l'hémoglobine (transporteur d'oxygène dans le sang vers l'ensemble des cellules du corps). On peut affirmer que lorsque l'on fume, c'est l'ensemble des cellules du corps qui respirent mal.

Les gaz irritants, les goudrons,la radioactivité
sont, chacun avec leurs specificités (inflammation, infection, cancer, etc.), les autres agents nuisibles du tabac.

Un petit exercice : fumer procure une fausse détente
Lorsque l'on fume, on parle le plus souvent de détente. Or, la nicotine est un stimulant.

 

 

CHAPITRE 3 : LEGISLATION SUR LE TABAC EN FRANCE

En France, le tabac comme tout produit fait l'objet d'une législation spécifique qui concerne à la fois sa taxation mais aussi son utilisation et sa promotion de plus en plus restreinte.

 

La loi Évin (1991)

À la suite de la loi Veil (Loi no 76-616 du 9 juillet 1976 relative à la lutte contre le tabagisme), la loi Évin (1991), codifiée dans le code de la santé publique et dans le code du travail, interdit notamment :

  • De fumer dans les lieux affectés à un usage collectif (y compris les locaux des gares et moyens de transport), sauf dans les emplacements expressément réservés aux fumeurs ; ces lieux sont définis par décret.

  • Propagande ou publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac et des produits dérivés (y compris pour tous les événements sportifs en France, et elle s'applique aux retransmissions télévisées d'événements à l’étranger, en obligeant les chaînes à prendre toutes les mesures permettant de cacher ces publicités).

  • Toute distribution gratuite.

  • Toute opération de parrainage liée au tabac.

  • La vente de tabac aux moins de 18 ans.

 

Les mesures de 2005

Depuis fin 2005, l’interdiction s'étend à tous les avions (pour des raisons de sécurité) et tous les trains y compris dans les gares et sur les quais (cette interdiction n'est pas d'origine légale, mais une pratique commerciale de la SNCF). De plus le quota de transport de cigarettes est désormais limité (une seule cartouche de 200 cigarettes autorisée par personne), afin de lutter contre l'importation (légale) du fait des voyageurs (pays étrangers moins taxés, par exemple Andorre, Luxembourg, Espagne, Italie, Belgique, Allemagne...) et la contrebande de tabac (le trafic d'importation depuis l'Afrique du Nord, l'Afrique subsaharienne, l'Europe de l'Est... et le trafic de transit vers le Royaume-Uni, en provenance du Monténégro, de la Corée du Nord, du reste de l'Asie...) et l’acheminement postal non déclaré de tabac, qui est interdit (passible de saisie immédiate et amende fiscale contre le destinataire).

 

Le décret de 2006 sur l'interdiction de fumer dans les lieux collectifs

Le décret no 2006-1386 du 15 novembre 2006 fixe les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif. Il redéfinit les normes s'appliquant aux lieux qui peuvent être expressément réservés aux fumeurs. Il est entré en vigueur le 1er février 2007, sauf dans les débits permanents de boissons à consommer sur place, casinos, cercles de jeu, débits de tabac, discothèques, hôtels et restaurants, où c'est le cas à partir du 1er janvier 2008. Ces lieux, appelés couramment fumoirs, devront être fermés et ventilés spécifiquement, sans possibilité d'y délivrer de prestations (voir précisions plus bas).

 

 

CHAPITRE 4 : ENQUETE SUR LA CIGARETTE ELECTRONIQUE – (2014)

Quels sont les moyens pour arrêter de fumer ? Les recommandations de la Haute Autorité de santé (HAS), rendues publiques mardi 21 janvier, étaient attendues, notamment sur la cigarette électronique. Sans surprise, elle n'a pas tranché. « La cigarette électronique n'est pas recommandée à ce jour mais son utilisation n'est pas découragée », avance prudemment la HAS.

« Nous n'avons pas assez de données scientifiques sur son efficacité et son innocuité », indique Cédric Grouchka, membre du collège de la HAS. Quant à sa dangerosité, « les études montrent qu'il existe des substances toxiques dans les vapeurs d'e-cigarettes, mais les avis convergent pour dire que les toxiques présents sont en quantité extrêmement moins forte, de 9 à 450 fois moins élevée que dans la vapeur de cigarettes classiques »

Contrairement à la cigarette classique, l'e-cigarette ne contient ni tabac, ni goudrons, ni monoxyde de carbone. Dans ce contexte, « on peut recommander aux médecins de ne pas dissuader ceux qui vapotent, en leur disant que cela doit être temporaire et que ce soit dans l'idée d'arrêter complètement ». Mais ils ne doivent pas inciter à le faire, car il n'y a pas de données sur les risques, martèle la HAS, qui préconise d'engager des études de bonne qualité. Qu'en est-il par exemple des effets de la modalité d'inhalation ? Elle demande aussi que les allégations selon lesquelles les e-cigarettes ont des effets bénéfiques sur la santé, sont moins nocives ou facilitent le sevrage tabagique soient interdites jusqu'à ce qu'elles soient scientifiquement prouvées.

 

PRÈS D'UN FRANÇAIS SUR CINQ A TESTÉ L'E-CIGARETTE

Certes, l'usage de l'e-cigarette va faire l'objet, pour la première fois, d'une grande enquête nationale en France auprès de 15 000 personnes âgées de 15 à 75 ans, a annoncé, lundi 6 janvier, l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes). Mais cette étude, dont les résultats seront rendus publics au troisième trimestre 2014, vise à dresser le profil des utilisateurs et ne concerne pas l'efficacité et les effets sur la santé de la cigarette électronique.

Véritable phénomène de société, l'e-cigarette a séduit à ce jour environ 1,5 million de personnes. Environ dix millions de Français, soit près d'un Français sur cinq, l'ont déjà testée, selon une enquête Ipsos réalisée pour la chaîne de magasins Clopinette, rendue publique le 2 décembre 2013. Face à cet engouement, les médecins doivent trouver des réponses.

 

97% DES FUMEURS QUI ESSAIENT D'ARRÊTER SANS AUCUNE AIDE ÉCHOUENT

Pas facile d'arrêter de fumer, tous les fumeurs en conviennent. Pourtant, plus de la moitié des 15 millions de fumeurs en France le souhaiteraient. La HAS a donc réactualisé ses recommandations sur le sevrage tabagique, les dernières dataient de 2003. « On n'arrête pas de fumer seul, on a besoin d'un soutien thérapeutique », indique la HAS. « Il faut dire de façon claire que seulement 3 % des fumeurs qui essaient d'arrêter seuls y arrivent », avance Cédric Grouchka.

Autrement dit, 97% des fumeurs qui essaient d'arrêter sans aucune aide échouent. Il revient aux médecins généralistes et aux sages-femmes de dépister le statut tabagique de chaque patient et surtout d'inciter à stopper le tabac, de manière claire et personnalisée, avec si possible des consultations dédiées. Un soutien psychologique est la base. Le médecin doit aussi tenter d'accrocher ceux qui n'ont pas envie.

 

CHAPITRE 5 : LE TABAGISME PASSIF

Le tabagisme passif résulte de l'inhalation involontaire de la fumée dégagée par la combustion de cigarettes ou cigares (courant secondaire, dans le cendrier par exemple), ou rejetée par un ou plusieurs fumeurs (courant tertiaire). La fumée de tabac ambiante (FTA) respirée par une personne exposée au tabagisme passif est un mélange de fumée du courant secondaire (environ 80 %) et de fumée du courant tertiaire.

La fumée de cigarettes contient environ 4 000 substances chimiques différentes, dont 60 substances cancérigènes. Elle est dangereuse pour le fumeur et pour son entourage.

La fumée de cigarettes respirée directement par le fumeur (courant primaire), si elle contient approximativement la même concentration de nicotine, a une composition très différente de celle qui s’échappe latéralement de la cigarette (courant secondaire) car la combustion très incomplète, à plus basse température, contient 3 fois plus de CO (toxique), 7 fois plus de benzène, 70 fois plus de nitrosamines et 100 fois plus d’ammoniac (irritants) que la fumée primaire ou de celle rejetée par le fumeur (courant tertiaire).

Le tabagisme passif est responsable de 600 000 décès par an dans le monde, dont 28 % sont des enfants, et augmente le risque de survenue de différentes pathologies chez les adultes et chez les enfants : cancers (cancer du poumon, cancer oto-rhino-laryngologiques), maladies cardiovasculaires, infections, etc.

Conséquences

Dans le monde, 40 % des enfants et environ le tiers des adultes seraient exposés au tabagisme passif qui serait responsable de 1 % de la mortalité totale en 2004, soit 603 000 morts, plus de la moitié étant due aux maladies cardio-vasculaires.

En 1997, un rapport de L'Académie de Médecine a estimé à 3 000 le nombre de non-fumeurs tués par le tabagisme passif par an en France.

Selon une étude plus récente du professeur Konrad Jamrozik pour la « European Respiratory Society », menée à l'échelle de l'Union européenne, le tabagisme passif en France aurait suscité 5863 morts prématurées, dont 1114 non fumeurs ou ex-fumeurs : 289 sur leur lieu de travail, dont 25 dans les « lieux de convivialité » (bars, restaurants et discothèques), et 5574 à leur domicile. Cette étude présente plusieurs failles méthodologiques. D'un côté elle ne prend en compte que quatre pathologies, et elle s'appuie sur le calcul d'un risque supplémentaire instantané alors que la mortalité par tabagisme passif est avant tout le résultat d'un processus de long terme. Cela conduit à une forte sous-estimation du nombre de victimes sur les lieux de travail puisque la plupart des victimes meurent après avoir cessé leur activité professionnelle et ne sont pas prises en compte.

 

 CHAPITRE 6 - IDEES RECUES SUR LE TABAC

1 - « Je ne fume que cinq cigarettes par jour, c'est inoffensif pour ma santé »

FAUX !

Il n'y a pas de « petit » tabagisme. En ce qui concerne le cancer, la notion de durée du tabagisme est beaucoup plus importante que celle du nombre de cigarettes fumées par jour.

Ce risque est cependant plus élevé chez les fumeurs - et notamment les fumeuses - de moins de cinq cigarettes par jour que chez les non-fumeurs.

Le risque de décès par infarctus du myocarde est deux à trois fois plus important chez le fumeur de une à quatre cigarettes que celui du non-fumeur.

 

2 - « C'est la nicotine qui est responsable du cancer du poumon »

FAUX !

La nicotine est une substance qui se révèle peu toxique chez le fumeur et non cancérogène. En revanche, elle induit une dépendance en multipliant les récepteurs nicotiniques et en libérant davantage de dopamine (l'hormone du plaisir) dans la région du cerveau participant au circuit de récompense.

Ce sont d'autres polluants parmi les cinquante substances de la fumée du tabac qui sont responsables du cancer du poumon.

 

3 - « Je dois me faire opérer : c'est mieux si j'arrête après »

FAUX !

Arriver avec le statut de fumeur sur une table d'opération triple le risque de complications de cicatrisation (de la peau, du tube digestif, des vaisseaux, des os...). Il faut arrêter six à huit semaines avant une intervention chirurgicale pour minimiser ces risques, poursuivre l'abstinence jusqu'à la fin de la cicatrisation pour faire disparaître ce surrisque et rester non fumeur après...

 

4 - « Fumer diminue mon stress »

FAUX !

Si vous avez en effet l'impression que fumer calme votre stress, chaque cigarette réactive et multiplie vos récepteurs à la nicotine et prépare ainsi un nouveau manque dans la demi-heure ou l'heure qui suit, source d'un nouveau stress.

Fumer ne relaxe pas, au contraire. Selon une étude publiée dans le British Journal of Psychiatry, la cigarette ne soulage pas du stress". Les fumeurs qui parviennent à l'abstinence connaissent une réduction de l'anxiété à long terme, alors que ceux qui échouent la voient augmenter", affirment les chercheurs anglais du King's College de Londres et de l'université de Southampton.

"Avec la prise de poids, le stress est un obstacle majeur à l'arrêt du tabac, souligne au quotidien le Dr Ivan Berlin, tabacologue à la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Les fumeurs, mais aussi les professionnels de santé, sont en effet convaincus que le sevrage provoque une augmentation de l'anxiété à long terme. Or, si on constate chez certaines personnes un regain de nervosité, ce phénomène se dissipe en quelques jours." Les fumeurs feraient donc une erreur d'interprétation. En supprimant les symptômes du manque, la nicotine crée dans leur esprit l'illusion d'une amélioration de leur humeur.

 

5 - "Il est dangereux de fumer avec un patch"

Il n'y a pas de contre-indication d'associer les patchs à une consommation de tabac. Avec l'apparition de ces timbres dans les années 1990, les professionnels de santé étaient réticents car il n'y avait aucune donnée scientifique. Depuis 1999, ce n'est plus le cas. "Il ne faut pas se méprendre, le but des patchs est bien l'arrêt tabagique", explique le professeur Bertrand Dautzenberg, président de l'Office français de prévention contre le tabagisme (OFT). "Si l'envie de fumer ne disparaît pas, il est possible que le traitement ne soit pas assez dosé en nicotine et qu'il ne comble pas suffisamment le manque", souligne le docteur Anne Borgne, médecin et tabacologue. Seule recommandation: ne pas fumer si le besoin ne se fait pas ressentir "sinon il y a une possibilité d'avoir la sensation d'avoir trop fumé et d'être nauséeux", poursuit Bertrand Dautzenberg.

Il n'y a pas non plus de contre-indication à l'utilisation de substituts nicotiniques même si vous avez une maladie cardiovasculaire (infarctus, artérite, hypertension). Les rares désagréments des patches sont sans commune mesure avec les dangers de la cigarette. Les substituts nicotiniques vous aideront à augmenter vos chances de réussite. Votre médecin vous conseillera sur le dosage et la mise en pratique du traitement

 

6 - Les cigarettes "légères" ou au menthol sont moins dangereuses

Les appellations "light", "extra-light" ou "légères" ne sont plus autorisées car elles sont considérées comme mensongères. "Même si l'industrie du tabac assure qu'il y a moins de produits toxiques que dans les cigarettes traditionnelles, le fumeur va prendre de plus grandes bouffées pour compenser le manque de nicotine. Les chiffres ne correspondent pas à la toxicité réellement ingérée", estime le professeur Dautzenberg. Pourtant,"les cigarettiers jouent encore sur ce créneau puisque les codes couleurs de ces paquets n'ont pas changé", estime le professeur Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme. 

Concernant les cigarettes au menthol, elles apparaissent souvent comme moins dangereuses mais ne possèdent en fait aucun bénéfice sanitaire. A l'instar des cigarettes dites "light", le fumeur ingère plus profondément la fumée. "Ces cigarettes peuvent être -avec la chicha- perçues comme une initiation au tabac. Les jeunes sont les premiers visés", explique le professeur Dautzenberg. Et Yves Martinet de compléter: "Le sentiment de fraîcheur cache le côté agressif du tabac mais ces cigarettes sont très dangereuses". 

En fumant ces cigarettes dites allégées, vous êtes amené à tirer plus intensément dessus pour avoir votre dose de nicotine. Vous inhalez alors plus profondément et plus longuement la fumée, artificiellement adoucie, et vous vous croyez protégé.

Les cigarettes légères comportent des risques particuliers (augmentation de l'adénocarcinome, forme de cancer du poumon rare auparavant).

 

7 - Le tabac à rouler est moins nocif que la cigarette "classique"

La fumée produite par des cigarettes roulées est jusqu'à quatre fois plus nocive que celle des cigarettes industrielles. "Le tabac à rouler est très toxique. Ces cigarettes s'éteignent souvent et lorsque la combustion n'est pas complète, la nocivité est accrue", explique Bertrand Dautzenberg qui estime que "ce tabac est consommé car il est moins cher que les cigarettes traditionnelles." Sa solution? Une "taxation plus importante sur ces produits". "Ces cigarettes sont moins tassées. A nombre de cigarettes équivalent, le tabac à rouler est plus dangereux", assure le professeur Martinet.

 

8 - L'arrêt du tabac est uniquement une question de volonté

La volonté est une très bonne chose pour décider de l'arrêt tabagique mais pas uniquement. "Avec un traitement adapté, il est tout à fait possible de faire arrêter une personne qui n'est pas motivée. Trop souvent, des professionnels de santé poussent les fumeurs à arrêter quand ils seront motivés. Si la volonté est là, tant mieux, sinon, on fait sans." D'ailleurs, Catherine Minot, infirmière tabacologue assure que "plus on traîne dans la décision d'arrêter, plus le sevrage est difficile."

La nicotine propre des substituts est toujours meilleure que la nicotine sale de la cigarette

Il n'est jamais trop tard pour arrêter. Cesser de fumer, même tardivement, même âgé, même malade, réduit immédiatement le risque d'infarctus ou d'accident vasculaire et réduit à long terme le risque de cancer.

 

9 - Les substituts nicotiniques sont dangereux pour les femmes enceintes

Les substituts nicotiniques sont autorisés pour les femmes enceintes depuis 1997. "Fumer est bien plus dangereux que de prendre des substituts nicotiniques", souligne Bertrand Dautzenberg qui estime que le pire message est "vous pouvez fumer quelques cigarettes sinon vous allez être stressé". L'arrêt tabagique est toutefois très important et Anne Borgne explique que les consultations chez des tabacologues sont prioritaires pour les femmes enceintes. Selon Yves Martinet, "le plus important est que les femmes enceintes ne fument pas. La nicotine propre des substituts est toujours meilleure que la nicotine sale de la cigarette." 

 

10 - Le sport permet de diminuer les risques de contracter une maladie liée au tabac

Les risques sont les mêmes car les bénéfices physiques créés par le sport sont annihilés par la consommation de cigarette. " Le tabac apporte dans le sang du monoxyde de carbone qui vient se fixer sur l'hémoglobine et fait l'effet inverse de l'EPO [un produit dopant, ndlr]", indique Bertrand Dautzenberg. Pendant l'effort physique, le tabagisme passif est encore plus nocif mais après une récupération assez courte cela n'est plus vrai. 

 

11 - Fumer occasionnellement, sans être dépendant n'est pas dangereux

Cela dépend de l'âge. "Pour une personne de quarante ans qui fume occasionnellement le risque est moindre. Ce n'est pas bon mais ça ne va pas la tuer. Dans une certaine mesure l'organisme élimine la toxicité", explique Bertrand Dautzenberg. D'ailleurs après 35 ans, les fumeurs occasionnels ont moins de risques de devenir dépendants. Le contraire est vrai chez les adolescents car durant cette période, le passage à l'addiction est très important. "Ce qui tue c'est moins le nombre de cigarettes fumées par jour que le nombre d'années de consommation", assure Yves Martinet.

Au delà de ces idées reçues, le facteur prise de poids et arrêt du tabac est souvent évoqué. Dans des proportions inexactes toutefois et des solutions pourraient rapidement être trouvées.

 

12 - Arrêter de fumer fait grossir.

Généralement, la prise de poids chez les fumeurs qui arrêtent la cigarette se situe autour de 2-3 kilos. Un tiers des personnes qui arrêtent ne prennent cependant pas de poids. Les chercheurs estiment qu'une consommation de 20 cigarettes par jour " brûle " 200 kilocalories. L'utilisation de substituts nicotiniques peut permettre un contrôle de la prise de poids. En outre, des chercheurs ont trouvé les récepteurs responsables des effets coupe-faim de la nicotine ce qui pourrait ouvrir la voie à un traitement d'arrêt tabagique sans prise de poids. "Dans la balance entre les dangers de fumer et prendre quelques kilos le rapport est rapidement fait", conclut Yves Martinet. 

Ce n'est que dans des cas extrêmes d'arrêt le plus souvent non aidé qu'une prise de poids importante peut survenir. Elle peut être contrôlée par un comportement alimentaire adapté. Demandez conseil à votre tabacologue. Notez cependant que 30 % des fumeurs ne prennent pas de poids en arrêtant de fumer. Il arrive même que quelques-uns en perdent !

 

Date de dernière mise à jour : 16/09/2016

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