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DON Du SANG Pour Tous

 

DON DU SANG POUR TOUS - 

UNE VICTOIRE AMERE

Mise à jour le 12 Juillet 2016

 

Depuis le 11 juillet 2016, les homosexuels peuvent donner leur sang, mettant fin à une interdiction vieille de trente ans Une nouveauté qui s’accompagne toutefois dans un premier temps – au moins un an selon la ministre – de conditions très strictes, notamment l’abstinence pendant douze mois, une exigence qui ne s’applique pas pour les hétérosexuels.

Ces conditions qui pour notre association Equality sont une honte, et que nous souhaitons dénoncer !!

L’exclusion permanente des dons du sang des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes avait été instituée en 1983 en raison des risques du sida. La ministre s’était engagée dès 2012 à revenir sur cette interdiction, conformément à la promesse faite par François Hollande avant la présidentielle

Notre association Equality juge cet engagement très insuffisant, et encore discriminatoire envers les homosexuels.

Actuellement, dix à quinze donneurs sont diagnostiqués séropositifs chaque année, soit un risque « résiduel » de l’ordre de 1 pour 3 500 000 dons. Le dernier cas de contamination d’un receveur date d’il y a treize ans.

Ce dispositif permettra de mener une étude sur ces nouveaux donneurs. Si l’absence de risques est confirmée, les règles du don pour les homosexuels (ou les hommes ayant eu au moins un rapport avec un autre homme) se rapprocheront en 2017 de celles appliquées aux autres donneurs.

Notre association Equality rappelle que le sida touche autant les homosexuels que les hétérosexuels, les chiffres le prouvent, ce jugement concernant le sida reste donc infondé. Les H.S.H sont uniquement concernés, car ils ont plus de risques sexuellement d'être contaminés par rapport aux autres orientations sexuelles ... Rien d'autre ...

La fin de l’exclusion des homosexuels permettra d’avoir 21 000 donneurs supplémentaires, soit 37 000 dons de plus (sur la base de trois dons en moyenne par an et par donneur), estime la direction générale de la santé. En 2014, 1,6 million de personnes ont donné leur sang en France.

 

Attention !! Le don du sang reste malgré tout interdit pour les personnes suivantes :

- Le donneur ne doit pas souffrir d'anémie, de diabète de type 1 ou avoir eu un cancer.

- Les femmes enceintes sont exclues jusqu'à 6 mois après l'accouchement, de même que les mineurs (plus sensibles aux malaises) ou les personnes de plus de 70 ans qui présentent un risque accru de maladies chroniques, cardio-vasculaires notamment.

- Plus étonnant, un poids corporel minimum de 50 kg est exigé pour le donneur. «La loi interdit de prélever plus de 13% du volume sanguin total d'une personne. Or, chez les personnes de petit poids et petite taille, ce volume est relativement bas. Il ne permet pas d'atteindre les 450 ml nécessaires à la fabrication d'un produit sanguin de qualité permettant d'offrir une dose thérapeutique au patient»

- Les personnes ayant eu une maladie virale type grippe ou gastro-entérite doivent atteindre deux semaines après la fin des symptômes pour donner leur sang. En cas de traitement (antibiotiques, corticoïdes…), un même délai est imposé après la dernière prise.

- Les personnes qui se savent infectées par une maladie transmissible par voie sanguine (syphilis, hépatites virales B et C, VIH) sont naturellement exclue

- D'autres délais de précaution s'expliquent par le temps que peut mettre un virus avant d'être détectable dans le sang - on appelle cela la «fenêtre sérologique». C'est pourquoi il faut attendre 4 mois après s'être fait tatouer ou piercer, ou après avoir eu un rapport sexuel non protégé avec un partenaire occasionnel.

- L'interdiction de donner son sang est également stricte pour les personnes ayant été transfusées. «Ici, on anticipe la possibilité que le donneur ait été contaminé, lors de sa transfusion, par une maladie émergente que nous ne savons pas encore détecter. L'idée étant d'arrêter la chaîne de transmission entre transfusés», explique le Dr Legrand.

- Enfin, les personnes ayant séjourné au Royaume-Uni entre 1980 et 1986 sont elles aussi exclues pour parer au risque de contamination par la maladie de la vache folle.

 

 

SOMMAIRE

- Qu'est ce que le don du sang?

- Dates importantes entre 2007 et 2015 (discours politiques)

- Le don du sang pour tous C'est oui en 2015

- L'explication de la réticence envers les homosexuels

 

Qu'est ce que le don du sang??

Un don de sang est un processus par lequel un donneur de sang est volontaire pour se voir prélever du sang qui sera stocké dans une banque du sang avant de transfuser un malade lors d'une transfusion sanguine. En France, en Belgique, en Suisse et au Canada, le don de sang est bénévole : autrement dit, les donneurs ne sont pas rémunérés, contrairement à d'autres pays.

 

Conditions préalables au don du sang

Lorsqu'un donneur arrive sur une collecte de sang, il répond à un questionnaire médical sur son état de santé. Les questions peuvent impliquer son âge, son poids, son dernier don de sang, son état actuel de santé, et divers facteurs de risque comme les tatouages, l'usage de stupéfiants (usage récréatif ou dopant), les derniers voyages internationaux, et l'anamnèse sexuelle. Les réponses sont associées au sang donné, mais l'anonymat reste garanti. Il est à noter que les conditions varient selon les pays : si la contamination par une maladie sexuellement transmissible (MST), l'appartenance à une population à risque, un état évident d'ébriété ou un long séjour en Afrique noire interdisent un don du sang quel que soit le pays, les États-Unis interdisent également le don du sang aux personnes ayant résidé plus de cinq ans en Europe depuis 1980 du fait du risque de maladie de Creutzfeldt-Jakob, suite à l'épidémie de vache folle.

En France, avant un don de sang, le médecin de collecte de l'Établissement français du sang (EFS) mène un entretien médical avec chaque candidat au don. Cela lui permet d'évaluer l'état de santé du candidat et de déterminer s'il est apte, ou non, par souci de sécurité tant pour lui que pour le receveur, à donner son sang. Depuis 2008, sauf pour les donneurs réguliers, un contrôle du taux d'hémoglobine est effectué avant le don.

Il est fortement conseillé de bien manger et d'être bien en forme avant de réaliser un don de sang.

 

EN 2007 - Un article sur Metro : "Les Homos population à risques?"

Après la polémique relative aux homosexuels non autorisés à donner leur sang, l'EFS tient à apporter quelques précisions. "Nous privilégions la sécurité pour le malade. Les personnes ayant des comportements sexuels à risques, notamment celles qui ont des partenaires multiples, sont plus exposées aux maladies sexuellement transmissibles, c'est pour cela que nous ne les acceptons pas. Ce n'est pas un ostracisme ! Cela ne veut pas dire que les homosexuels n'ont pas le droit de donner leur sang."

Avant chaque don, les personnes sont reçues par un médecin qui leur soumet un questionnaire afin d'établir si le don est recevable ou non. Un test sérologique et un test de biologie moléculaire sont passés de façon systématique après chaque don.

 

En 2009, Roselyne Bachelot exclut les homosexuels du don du sang

Roselyne Bachelot réaffirme aujourd’hui l’exclusion des homosexuels du don du sang. La ministre a beau s’en dédire,  l’exclusion du don du sang est bien violente et discriminatoire à l’égard  des homosexuels. Et celle-ci n’est pas  sanitairement justifiée : si la prévalence est en effet plus forte chez les  gays, les nouvelles contaminations concernent désormais davantage les hétérosexuels.

Dans un entretien accordé à Libération, le 14 janvier 2009, la ministre de la santé se targue d’avoir signé un nouvel arrêté encadrant les dons du sang. Dans ce décret, Roselyne-Bachelot entérine l’exclusion des homosexuels du don du sang, malgré les engagements pris (et non tenus) par Xavier Bertrand lorsqu’il était ministre de la santé.

Depuis la parution d’une circulaire en 1983, les hommes homosexuels sont exclus du don du sang parce que considérés comme appartenant à un « groupe à risque ». Une réponse positive à la question « Avez-vous eu des rapports sexuels entre hommes ? » lors de l’entretien préalable suffit pour se voir définitivement exclu du don du sang. En interdisant le don du sang aux homosexuels, Roselyne Bachelot entretient la fiction discriminatoire, et dans ce cas d’espèce homophobe, selon laquelle il y aurait des groupes à risques ; or il n’y a que des pratiques à risques.

La ministre justifie cette discrimination par la forte prévalence du VIH parmi les hommes homosexuels. Pourtant, d’autres pays comme le Portugal ont récemment ouvert le don du sang aux homosexuels au nom de « l’égalité des critères pour tous » sans pour autant mettre en péril la sécurité transfusionnelle.

Le 27 novembre 2007, Roselyne Bachelot avait annoncé qu’elle allait lever l’interdiction pour les homosexuels de donner leur sang. Pour autant, la circulaire publiée par le ministère de la santé le 10 avril 2008 n’avait rien changé à l’état de fait précédent. Seule la rédaction du questionnaire avait été révisée pour en réduire l’aspect discriminatoire. Au final, ce questionnaire est non seulement discriminatoire, mais aussi dangereux car il introduit une confusion sur la nature des risques de transmission du VIH.

Les critères de sélection des donneurs ne permettent pas d’évaluer le fait d’avoir eu ou non des rapports systématiquement protégés ou le fait d’avoir effectué un test de dépistage. Données qui pourtant constituent les seules bases fiables à une évaluation efficace du risque transfusionnel, objective et non discriminante, du niveau de risque d’infection.

En 2009, près des 2/3 des contaminations en France ont lieu chez les hétérosexuels : loin d’être élaboré sur la base d’une évaluation réelle du risque, les nouvelles règles sur le don du sang restent basées sur une perception périmée de l’épidémie.

 

 

14 Juin 2012 - L'espoir renait : Marisol Touraine (Ministre de la Santé) fait une annonce

Les dons de sang par les hommes homosexuels ne seront bientôt plus interdits en France, a annoncé le 14 Juin 2012 la ministre de la Santé et des Affaires sociales Marisol Touraine.

"Le critère ne peut pas être la nature des relations sexuelles ou l'inclination sexuelle", a-t-elle déclaré après avoir elle-même donné son sang "pour montrer l'exemple" en cette journée mondiale du don du sang.

"Le seul critère, c'est celui du risque et de ce point de vue-là, nous allons avancer pour faire en sorte que les hommes, qui ont des relations sexuelles avec d'autres hommes, soient en mesure de donner, puisque ce n'est pas, en soi, un facteur de risque", a-t-elle ajouté.

Marisol Touraine a annoncé une évolution dans ce sens "dans les mois qui viennent".

La justification apportée jusqu'à présent par les précédents gouvernements et des épidémiologistes était la plus grande prévalence du VIH dans la communauté homosexuelle. Les précédents ministres de la Santé, Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot avaient pourtant promis d'ouvrir le don du sang aux homosexuels sans jamais concrétiser ces voeux.

"L'enjeu n'est pas de nier l'impératif de sécurité. Le risque ne doit pas être accepté en tant que tel. Simplement, il n'y a pas de population à risque en raison de leur orientation sexuelle", a ajouté Marisol Touraine.

Cette prise de position va dans le sens des revendications des associations de lutte contre les discriminations ou encore de l'appel lancé en 2011 par le Défenseur des droits Dominique Baudis.

 

                   

17 Juillet 2014 - L'Europe favorable au don du sang des homos

L'homosexualité ne constitue pas "en soi" un comportement qui justifierait l'exclusion permanente du don de sang, comme c'est encore le cas en France, a estimé en juillet 2014, l'avocat général de la Cour de justice européenne.

"Une telle exclusion peut être justifiée au regard de l'objectif de protection de la santé publique, à condition qu'elle n'aille pas au-delà de ce qui est nécessaire ce qui, dans l'exemple français, pourrait ne pas être le cas", a ajouté Paolo Mengozzi. L'avocat général est suivi par la Cour dans la grande majorité des cas.

Le droit français exclut du don de sang, de manière permanente, les hommes qui ont eu ou ont des rapports homosexuels. Un Français a contesté cette décision devant le tribunal administratif de Strasbourg, qui a demandé à la Cour européenne si une telle exclusion permanente était "compatible" avec le droit de l'UE. La loi européenne prévoit que "les personnes dont le comportement sexuel les expose au risque de contracter des maladies infectieuses graves transmissibles par le sang sont exclues de manière permanente du don de sang". Dans ses conclusions, l'avocat général considère que «le seul fait pour un homme d'avoir eu ou d'avoir des rapports sexuels avec un autre homme ne constitue pas un "comportement sexuel" qui justifierait l'exclusion permanente d'un tel homme du don de sang».

"La règlementation française introduit une évidente discrimination indirecte"

"La règlementation française tend plutôt à considérer ce fait comme une présomption irréfragable d'exposition à un risque élevé, indépendamment des conditions et de la fréquence des rapports ou des pratiques observées". "Le critère retenu par la France est ainsi formulé d'une manière trop large et trop générique". Les États membres "peuvent maintenir ou établir des mesures de protection plus strictes que celles édictées dans la directive", mais leur liberté "s'arrête dès que le respect (...) des droits et libertés fondamentaux est menacé", rappelle Paolo Mengozzi.

"Or, en excluant de manière définitive du don de sang tout homme ayant eu ou ayant des rapports sexuels avec un autre homme, la réglementation française introduit une évidente discrimination indirecte fondée, de manière combinée, sur le sexe (les hommes) et sur l'orientation sexuelle (l'homosexualité et la bisexualité)".

 

 

MARS/AVRIL 2015 - Le débat à nouveau relancé et divisé en France

Au premier jour de l'examen du projet de loi santé en commission des affaires sociales, à l'Assemblée, mardi 17 mars, la ministre de la santé Marisol Touraine a annoncé que le questionnaire préalable au don du sang serait modifié.

Celui-ci exclut aujourd'hui les personnes homosexuelles de sexe masculin, en raison de la forte prévalence du VIH parmi cette population. « Il ne serait pas acceptable que l'orientation sexuelle soit perçue comme un critère d'exclusion », a fait valoir la ministre, qui a annoncé que l'avis du Comité consultatif national d'éthique (CCNE), qu'elle avait saisi sur cette question, « pourrait être rendu dans les prochains jours ». « Il appartient aux experts d'évaluer la période d'exclusion du don », a ajouté la ministre.

Quelques jours plus tard, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) préconise… d’attendre. L’instance, dont l’avis est consultatif, recommande d’effectuer des recherches et de maintenir l’interdiction. « En raison d’un manque de connaissances, lever la contre-indication pourrait entraîner une augmentation du risque de transmission du VIH pour le receveur », explique Jean-Claude Ameisen, président du comité qui a rendu son avis à la quasi-unanimité, mardi 31 mars 2015.

Un mois plus tard, La Cour de justice de l’Union européenne estime, avec beaucoup de précautions, que la France devrait modifier sa réglementation en matière de don du sang, et trouver le moyen de ne pas en exclure systématiquement et à vie les hommes homosexuels. La Cour, qui interprète le droit européen, était interrogée par le tribunal administratif de Strasbourg. Elle a indiqué mercredi 29 avril que l’exclusion définitive pourrait ne pas être « proportionnée » avec l’objectif recherché, à savoir la sécurité des receveurs de sang.

 

06 OCTOBRE 2015 - Oui au don du sang pour tous !! C'est voté

La levée totale de l’exclusion des homosexuels au don du sang a été l’une des promesses de campagne de François Hollande, portée actuellement par la ministre de la Santé, Marisol Touraine à travers la Loi Santé.

En premier lieu, à l'assemblée nationale, le 03 avril 2015, les députés ont voté pour le droit au don du sang aux homosexuels, et à l’unanimité.

Par la suite, le 14 avril 2015, l'assemblee Nationale a vote solennellement la loi de Sante Touraine (Par 311 Pour, 241 Contre), texte comprenant le droit aux don du sang aux homosexuels. L'Assemblée nationale a donc considéré que «nul ne peut être exclu du don de sang en raison de son orientation sexuelle», alors que les homosexuels sont exclus de la collecte du sang en France depuis 1983, en raison d'un risque accru de contamination par le virus du sida.

En effet, Depuis 1983, les homosexuels ont été considérés comme une population à risque et ont donc été écartés du don du sang. Mais en 30 ans, la situation a bien évolué, même si cette population continue de préoccuper les autorités sanitaires. Aujourd'hui, l'homosexualité n'équivaut plus à la séropositivité 

Puis le 18 septembre 2015, les sénateurs ont accepté en premiere lecture l’un des textes présentés dans le projet de loi, soit l’accès des homosexuels au don de sang.

Le 06 Octobre 2015, le Senat adopte solennellement et definitivement le Projet de loi Sante Touraine (Par 185 Pour, 31 Contre), y compris le droit du sang aux homosexuels.

Une avancée qui a réjoui Marisol Touraine. Dans un tweet, la ministre a déclaré : "heureuse que le Sénat ait finalement accepté de réintroduire dans la #LoiSanté la fin de la discrimination au don du sang des homosexuels".

 

04 NOVEMBRE 2015 - UNE VICTOIRE AMERE ET UN RETOUR EN ARRIERE

Extrait du Journal Le Monde du 04 novembre 2015

La ministre de la santé, Marisol Touraine, annonce mercredi 4 novembre l’autorisation, sous conditions, du don du sang par les homosexuels, une demande de longue date des associations de défense de leurs droits. Procréation médicalement assistée, cannabis, fin de vie, congélation d’ovules… elle revient sur les grandes questions de société qui agitent le quinquennat.

Vous allez autoriser les homosexuels à donner leur sang. Comment garantirez-vous la sécurité des transfusions ?

C’est la fin d’un tabou et d’une discrimination. Dès le printemps 2016, on ne pourra plus être exclu du don du sang en raison de son orientation sexuelle. La sécurité des personnes transfusées doit absolument être respectée. Pour que notre approche soit incontestable, je la veux étayée scientifiquement.

Nous allons donc procéder par étapes. Dans un premier temps, le don du sang sera ouvert aux homosexuels n’ayant pas eu de relations sexuelles avec un autre homme depuis douze mois. Les homosexuels pourront donner leur plasma s’ils sont dans une relation stable depuis quatre mois ou s’ils n’ont pas eu de relations sexuelles sur la même période. Les premiers dons nous permettront de réaliser des études et, s’il n’y a pas de risques, les règles qui s’appliquent aux homosexuels seront rapprochées des règles générales l’année qui suit.

Dans cette optique, nous allons réécrire les questionnaires à remplir lors d’un don de sang pour préciser les conditions pour les homosexuels, mais également pour les hétérosexuels ayant des pratiques à risques

 

A Propos du Questionnaire de L'EFS - DEBATS

Discriminatoire ou non discriminatoire?? A vous d'en juger

Ce questionnaire de 4 pages est etabli par EFS (Etablissement Francais du Sang)

En premiere page, en gros : " La santé des malades dépend de l'exactitude de vos réponses"

Faites vous une idee, en lisant l'intégralité du questionnaire en cliquant ci dessous 

 1 Questionnaire - En Format PDF - ICI

 

Pourquoi autant de discrimination et peurs envers les homosexuels?

Les chiffres en 2015 ont démontré que le nombre d’infections est 200 fois plus élevé chez les homosexuels. Les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes sont 65 fois plus contaminées par le VIH que les hétérosexuels, selon Le Monde. Par ailleurs, le nombre de nouvelles infections enregistrées chaque année chez les homosexuels est 200 fois plus élevé, rappelle le quotidien du soir.

Pour les autorités sanitaires, le fait d’exclure les homosexuels du don du sang est une simple mesure de précaution. Mais pour les associations de défense des droits homosexuels, il s’agit d’une mesure discriminatoire.

À ce jour, en 2015, une seule étude en France a étudié le risque pris à ouvrir le don du sang aux homosexuels. En 2012, l'Institut de veille sanitaire a ainsi montré que de 2008 à 2010, 28 séroconversions sont apparus chez des donneurs, c'est-à-dire que leur sang s'est révélé porteur du virus du sida. Un résultat qui représente un risque théorique de 1 sur 2.900.000 dons. L'INVS a alors quantifié le risque pris si le don du sang était ouvert aux homosexuels ayant eu un seul partenaire sur l'année précédent le don : selon les scénarios retenus, le risque serait de 1 à 4 sur 2.900.000 dons.

Sollicité par la ministre pour donner son avis, le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) avait estimé le 31 mars que l'exclusion permanente des homosexuels du don du sang devait être maintenue pour l'instant, dans l'attente d'une réflexion collective et de nouvelles recherches. Un précédent rapport, datant de juillet 2013, et remis à Marisol Touraine, se prononçait, lui, en faveur de l'inclusion des homosexuels dans le groupe des donneurs.

"Personne ne doit être interdit parce qu'il est homosexuel". C’est également l’avis que semble aujourd’hui partager Marisol Touraine. "Il s'agit de définir les critère du don du sang. Personne ne doit être interdit simplement parce qu'il est homosexuel et dans le même temps, nous devons garantir la sécurité absolue de ceux qui reçoivent du sang", a-t-elle déclaré sur France 3. Questionnée sur la date de mise en œuvre de la mesure, Marisol Touraine a répondu qu'elle attendait les recommandations des experts sur une nouvelle définition des comportements à risques avant de modifier le questionnaire remis aux donneurs de sang. "Ça va aller rapidement, c'est une question de semaines ou de mois", a-t-elle ajouté, tout en insistant sur la sécurité des receveurs pour lesquels "aucun risque ne peut être pris".

Des critères à préciser. C’est en effet sur ce point qu’une alternative devrait être trouvée. En résumé, pour qu’un homosexuel puisse donner son sang, les autorités sanitaires pourraient préconiser une totale abstinence, une absence de pratiques à risque (changements de partenaires, partenaires multiples) ou encore une période d’abstinence minimale.

 

Pourquoi à l'epoque les homosexuels ont été remis en cause ? (2009)

En France, l'interdiction à vie des gays et bisexuels a été remise en cause suite à la plainte d'Alexandre Marcel, un militant homosexuel qui a sensibilisé l'opinion publique grâce à ses interventions médiatiques. Par ailleurs, le ministère de la santé français fait actuellement l'objet d'un procès administratif : Geoffrey Léger, le plaignant, a saisi le tribunal administratif de Strasbourg.

Une seule relation sexuelle entre hommes exclut à vie le candidat, même si la relation a eu lieux 30 ans auparavant. De même, la partenaire féminine d'un homme bisexuel se trouve aussi, de fait, contre-indiquée au don, alors même qu'il ne s'agit pas d'une disposition réglementaire. Selon SOS Homophobie, des lesbiennes sont également exclues de don du sang, bien qu'officiellement elles ne sont plus rejetées des Établissements français du sang depuis 2002.

Dès que leur homosexualité est détectée, les gays et bisexuels sont alors fichés à vie en tant que "homme ayant eu une relation sexuelle entre hommes" grâce à un code spécifique.

Deux experts de la santé de l'INVS (Institut national de veille sanitaire) à Paris veulent ouvrir le don du sang aux gays. En juin 2009, 76% des Français trouvent injustifiée cette interdiction. Des politiques tels que Martine Aubry, ou Jean-Luc Roméro, ont affirmés vouloir ouvrir le don du sang aux gays, et les associations Homodonneur et Pourquoi sang priver militent activement pour ouvrir le don du sang aux homosexuels.

La HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations) dans sa délibération sur cette question, affirme que la décision d'exclusion définitive du don du sang d'une personne paraît devoir être prise sur la base des risques liés à son comportement. La HALDE recommande également à l' Établissement français du sang de "mener une réflexion". Le Comité consultatif national d'éthique, qui a été saisis par l’Établissement français du sang a répondu par une lettre en date du 24 janvier 2002. Extraits : "Il convient de ne pas transformer ce principe de légitime sécurité en stigmatisation ou en mesure qui peut être considérée comme discriminatoire". "Le futur questionnaire proposé par l'EFS devrait permettre d'évaluer un risque pour un individu en prenant en compte ses conduites plutôt que de porter sur des groupes à risques." "Il n'appartient pas non plus à un établissement de transfusion de porter un jugement qui peut être considéré comme stigmatisant".

Le ministre de la santé Xavier Bertrand, interrogé sur cette contre-indication en juillet 2011, a affirmé être partisan de cette suppression, mais attend une décision européenne. Toutefois, en 2006 il avait promis d'ouvrir le don du sang aux homosexuels, mais 5 ans plus tard il ne l'a toujours pas fait.

 

Notre association Equality avait aussi tenté d'y reflechir au sujet (en 2011)

"être homo ne rend pas séropositif par magie"

 "Homo ou hétéro, on se base sur la confiance entre le donneur et le médecin pour évaluer le risque."

"L'interdiction de donner son sang les stigmatise et les assimile à la séropositivité. De même que tous les séropositifs ne sont pas homosexuels, tous les hétérosexuels ne sont pas à l'abri du virus [...] Dans un contexte de libération de la parole homophobe, cette interdiction ne fait que donner raison aux personnes qui affichent une homophobie décomplexée."

Nous soupconnons du fait que beaucoup accusent ou ont des idées prédéfinies sur les homosexuels, en particulier les hommes ayant des rapports avec d'autres hommes, d'etre plus porteurs du VIH que les heterosexuels. De plus, beaucoup accusent les homosexuels de transmettre plus facilement le VIH et les MST que les heterosexuels (manque de protection avec les préservatifs par exemple)

Seulement, les chiffres ont démontré une autre version en 2010, les héterosexuels sont presque autant touchés par le VIH que les homosexuels. Il y a donc bien une discrimination à orientation sexuelle envers les homosexuels.

Prenons les chiffres officiels de sida info service déclarés en 2010 (pour 2009) :

Le nombre de personnes ayant découvert leur séropositivité est estimé à  environ 6 700, nombre en légère augmentation par rapport à 2008 (n=6 400), alors  qu’une tendance à la baisse était observée depuis 2004.

Alors que les contaminations dans le cadre de rapports hétérosexuels semblent être stables sur les trois dernières années, les tendances chez les homosexuels depuis 2003 restent inquiétantes : augmentation du nombre de découvertes de séropositivité à VIH, notamment chez les jeunes de moins de 25 ans, et du nombre de cas de sida, dans le contexte d’une  incidence élevée.

Parmi les personnes ayant découvert leur séropositivité en 2009 (n=6 700) et dont le mode de contamination est connu,

- 60 % ont été contaminées lors de rapports hétérosexuels (et parmi celles- ci plus de la moitié est née à l’étranger) ;
- 37 % lors de rapports homosexuels ;
- et 1 % par usage de drogues injectables.

Parmi les nouveaux diagnostics de séropositivité au VIH :

- Ce sont majoritairement des hommes ;
- Ces personnes ont majoritairement moins de 40 ans ;
- Ce sont majoritairement des homosexuels ;
- Plus de la moitié des personnes contaminées lors de rapports
hétérosexuels sont des femmes.
- Chez les hétérosexuels, les femmes sont plus souvent
contaminées par un partenaire stable alors que les hommes le sont par une
partenaire occasionnelle.
- Chez les homosexuels masculins, la contamination a plus souvent lieu
dans le cadre de rapports avec un partenaire occasionnel.

Parmi les nouveaux cas de sida :

- 73 % sont des hommes, 27 % sont des femmes
- Les cas de sida sont désormais principalement observés à plus de 85% chez des personnes qui n’ont pas été traitées.


Conclusion :

Les chiffres parlent d'eux memes, 2 personnes sur 3 en 2009 ont été contaminés lors de rapports hétérosexuels.

Evidemment ces chiffres ne parlent pas de personnes bissexuelles, mais les faits sont là. Les homosexuels ne sont donc pas les seuls concernés, les héterosexuels aussi.

Nous refusons donc que le don du sang soit exclu aux homos pour ces motifs.

Nous refusons categoriquement que les homosexuels soient les seuls à etre pointés du doigt d'etre une population à risques pour donner du sang. Tout le monde est concerné par les risques !!

 

 

Date de dernière mise à jour : 16/05/2017

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