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ASSUMER Homosexualité

ASSUMER SON HOMOSEXUALITE

 

SOMMAIRE :

- DEFINITION DE L'HOMOSEXUALITE

- POPULATION LGBT EN FRANCE

- Y A T IL DES CAUSES DE L'HOMOSEXUALITE

- COMMENT SAVOIR SI JE SUIS GAY

- ET CONCERNANT LA BISSEXUALITE ?

- CONSEILS POUR LES PARENTS

- FAIRE SON COMING OUT - LES CONSEILS

 

DEFINITION DE L'HOMOSEXUALITE

L'homosexualité désigne le désir, l'amour, l'attirance sexuelle ou la pratique de rapports sexuels entre individus de même sexe, selon une perspective comportementaliste ou empirique. C'est également un goût, une orientation sexuelle, selon une perspective psychologique ou sociologique. L'homosexualité fait partie de la sexualité humaine. On observe également des relations sexuelles entre femelles ou entre mâles chez la plupart des autres espèces animales.

L'homosexualité fait référence à l'attirance ou à la pratique d'actes sexuels entre personnes de même sexe. Il n'existe cependant pas de définition universelle de l'homosexualité. Un grand nombre de personnes pratiquent des actes homosexuels sans pour autant se considérer comme homosexuelles ; d'autres se croient homosexuelles sans avoir jamais eu de relations avec quelqu'un de leur sexe. L'homosexualité ne se résume donc pas au seul aspect de la sexualité. Elle est aussi, et parfois pour certaines personnes exclusivement, un sentiment amoureux et un comportement social.

Longtemps condamnés par la morale religieuse puis sociale, les homosexuels ont subi l’incompréhension d’une société bien pensante. Aujourd’hui encore, et malgré la libération des mœurs, les homosexuels souffrent encore de nombreux préjugés.
 

 

LA POPULATION LGBT EN FRANCE

On estimerait entre 5 % et 7% de la population française comme étant homosexuels (Il y aurait en revanche plus d'hommes que de femmes qui seraient homosexuels).

Selon une enquête de l'INSEE en 2013, environ 200.000 Français déclarent être en couple avec une personne de même sexe, soit 100.000 couples, et 0,6% du total des personnes qui vivent à deux,

Sur ces 200.000 personnes de même sexe qui sont en couples, 6 sur 10 sont des couples d’hommes… et donc 4 sur 10 sont des couples de femmes

Autre donnée très intéressante et révélatrice : les couples de même sexe sont beaucoup plus jeunes que la moyenne des couples en France. 65% d’entre eux sont âgés de moins de quarante-cinq ans contre 42% pour les couples hétéros. Le poids de l’homophobie dans notre société a laissé des traces. Les gays et lesbiennes de plus de 45 ans pourraient avoir plus de difficultés à s’affirmer ou à s’afficher comme couple, contrairement aux plus jeunes

En 2013, une autre étude menée cette fois auprès d'une population jeune montre que 10 % des hommes âgés de 15 à 24 ans ont déjà été attirés sexuellement par d'autres hommes, et 18 % des femmes de cette tranche d'âge. Plus précisément, l'enquête estime que 2 % des filles de 15 à 18 ans sont lesbiennes, et 3 % des femmes de 18 à 24 ans ; les hommes homosexuels sont estimés à 2 % des 15-18 ans, et à 4 % pour les 18-24 ans.

Un dernier chiffre ... Seulement 84% des couples de même sexe vivent sous un même toit… contre 96% pour les couples hétérosexuels. Côté enfants, et ce n’est pas une surprise, 90% des couples gay ou lesbien n’ont pas d’enfant (ou pas encore). Sur les 10% restant avec enfant(s), 7 sur 10 sont des couples lesbiens.

 

CAUSES DE L HOMOSEXUALITE

EST CE MA FAUTE?

Ce n’est de la faute de personne : pas la vôtre, pas celle de votre partenaire, pas celle de votre enfant non plus. L’homosexualité comme l’hétérosexualité ou la bisexualité n’est pas un choix. On ne choisit pas son orientation sexuelle.

Les seuls choix qui s’offrent à la personne sont les suivants : vivre en aspirant à un certain degré d’authenticité avec soi (et les autres) et s’assumer ou non en tant que personne d’orientation homosexuelle, hétérosexuelle ou bisexuelle.

L’important est d’arriver à s’accepter « tel que l’on est ».

 

EST CE HEREDITAIRE?

Il n’y a aucune preuve de l’existence d’un gène responsable de l’homosexualité d’un individu.  De nombreuses études ont  tenté d’identifier plusieurs aspects d’ordre biologique et physiologique pour expliquer l’homosexualité.

Par exemple :

  • Les gènes

  • Les hormones

  • La structure du cerveau

  • L’anatomie (les parties du corps)

Aucune hypothèse n’a permis avec certitude de déterminer ce qui pourrait causer l’homosexualité. De ce fait, plusieurs des études s’intéressant à ce sujet démontrent de sérieuses lacunes au niveau méthodologique (par exemple, des échantillons trop restreints de participants, des méthodes de recrutement douteuses, des manquements au plan éthique, des pressions provenant des différentes sources de financement, etc.).

 

On nait homosexuel ou on le devient ?

C'est une question que se posent les hétérosexuels. Mais être homosexuel ne veut pas dire être anormal.

Aucune explication n’existe pour l’homosexualité. Depuis le début du 20e siècle, un grand nombre de spécialistes s’intéressent à la question et à ce jour, aucune conclusion définitive permettant d’expliquer l’homosexualité n’en est ressortie.

Peu de théories explorent ou expliquent encore moins la bisexualité.

Comme vous devez le savoir, l'homosexualité n'est pas un choix. Nous sommes ainsi !!
Et pour rappel, L'homosexualité n'est pas un trouble mental

Il existe sans doute beaucoup de facteurs (biologiques, familiaux, culturels), qu’il faudrait connaître dans le détail pour pouvoir offrir une explication satisfaisante. Mais ce n’est pas parce que la science n’a pu jusqu’ici expliquer le mécanisme de la sexualité humaine, qu’il faut en déduire que l’homosexualité est contre nature. Ce mystère ne doit pas vous empêcher de vivre heureux. Nous sommes comme ça, tout simplement.

 

 

COMMENT SAVOIR SI JE SUIS GAY ?

Déterminer votre orientation sexuelle peut-être une expérience déroutante. Il n'y a que vous qui puissiez déterminer votre orientation sexuelle, mais ce n'est pas pour cela que vous devez le voir comme une décision sinistre, comme une histoire de vie ou de mort ou comme une décision irrévocable. Votre vision peut changer avec le temps, mais Souvenez-vous que, quelle que soit votre identité, vous êtes une personne de valeur. Prenez votre temps, découvrez qui vous êtes et découvrez si vous correspondez à l'identité gay ou lesbienne, bisexuelle, quelque chose entre les deux ou encore hétéro, mais ne soyez pas étroit d'esprit.

L’acceptation de l’homosexualité aboutit habituellement à un coming out : une déclaration publique auprès de ses proches et moins proches de son orientation sexuelle affirmée et assumée

 

Partie 1 sur 3: Les choses qui ne signifient pas que vous soyez gay

A - Comprenez qu'avoir des fantasmes sur des personnes du même sexe ne veut pas nécessairement dire que vous soyez gay. Les hétéros peuvent avoir à l'occasion « le fantasme du même sexe ». Une femme qui fait un étrange rêve mettant en scène des expériences lesbiennes ou un homme qui se demande ce qu'il sentirait en embrassant ce mec à l'allure masculine dans les vestiaires - uniquement au niveau du fantasme ou du rêve - ne veut pas dire pour autant qu'il/elle sauterait sur l'occasion de le mettre en pratique si l'occasion se présentait réellement.

  • Cela étant dit, fantasmer sur les membres du même sexe est une indication assez forte de votre orientation sexuelle. Si vous ne fantasmez que sur les personnes de votre propre sexe et que vous ne fantasmiez rarement ou jamais au sujet des membres du sexe opposé, vous pourriez envisager d'essayer de trouver un moyen pour essayer de mettre en pratique et d'explorer vos sentiments.

 

B - Comprenez que si vous avez eu une aventure sexuelle avec quelqu'un du même sexe, cela ne veut pas dire qu'à partir de maintenant vous soyez exclusivement gay. Vous pourriez être quelque part entre les deux. Le simple fait de fumer une cigarette à l'occasion ne fait pas de vous un fumeur.bien entendu, vous trouverez toujours quelqu'un pour vous dire qu'une seule cigarette fait de vous un fumeur invétéré, ne les écoutez pas. Ce qui fera de vous ou non, un fumeur ou une personne gay ou hétéro, ce sera plutôt votre passé comportemental dirigé vers telle ou telle orientation et qui pourra déterminer la manière dont vous agirez dans le futur.

  • Vous pouvez très bien vous retrouver dans une situation intermédiaire. De nombreuses personnes qui plus tard s'identifient comme gay ont eu des aventures hétérosexuelles, certaines très plaisantes. De nombreuses personnes qui par la suite se découvrent gay ont eu des aventures hétérosexuelles, certaines d'entre elles peut-être même très agréables. À l'inverse, de nombreuses personnes hétéros, elles aussi, ont pu avoir une aventure avec une personne du même sexe, par simple curiosité ou par attirance. Une aventure d'une nuit ne détermine pas votre orientation sexuelle.

  • Soyez également conscient que choisir une orientation sexuelle pour vous-même ne changera pas radicalement tout à propos de vos sentiments dans votre tête. Il n'y a pas de règles non plus dans le cas d'une orientation différente lors d'une rencontre ultérieure. De nombreux transsexuels s'identifient d'abord comme gay avant d'en découvrir plus sur eux-mêmes.

  • Si vous avez eu une aventure avec quelqu'un du même sexe et que vous vous sentiez anxieux ou perturbé à ce sujet, il se peut que ce n'ait pas été la bonne personne pour vous. Si les étiquettes vous font peur, vous pouvez sauter cette étape et simplement rencontrer des gens avec lesquels vous vous sentez bien. Certaines personnes pensent que les parties génitales ne sont qu'une manière divine de nous accessoiriser.

 

Partie 2 sur 3: Déterminez si vous êtes gay

A - Soyez clair avec votre définition de Gay. Il y a de nombreuses manières différentes de considérer le sujet, certaines personnes vous diront que votre orientation sexuelle est déterminée par la personne avec laquelle vous avez des relations sexuelles, d'autres vous diront qu'il s'agit des préférences innées pour un genre ou pour l'autre. Aimer l'un des sexes n'empêche pas d'aimer l'autre. Pour être clair avec les sexualités, voici les plus communes :

  • Hétérosexuel [Straight] - Cela signifie que vous êtes 100 % hétéro, que vous n'avez pas de sentiments pour les gens du même sexe et que vous aimez le sexe opposé.

  • Bisexuel [Bi] - Ceci signifie que vous êtes attiré par les 2 sexes, celui par lequel vous vous identifiez et par le sexe opposé.

  • Homosexuel [Gay] - Ceci signifie que vous êtes attirés à 100 % par les personnes de votre sexe. Vous n'avez pas de sentiment pour d'autres genres.

  • Pansexual - Cela signifie que vous pouvez avoir des relations sexuelles avec n'importe qui, quel qu'en soit le genre.

  • Asexuel - Ceci signifie que vous n'avez aucune attirance sexuelle pour aucun genre.

B - Des études semblent démontrer une forte composante génétique dans l'orientation sexuelle de quelqu'un. Cela ne semble pas très bien compris par le public profane, mais c'est le cas pour de nombreux phénotypes en biologie. L'épigénétique est aujourd'hui un domaine très en vogue. Celle-ci étudie comment des facteurs non génétiques influencent l'expression des gènes. Les généticiens ont émis l'hypothèse que l'homosexualité est liée à des marqueurs. . Normalement, les marqueurs sont supprimés lorsque les gènes sont transmis des parents aux enfants. Chez les homosexuels, les scientifiques croient que ces marqueurs ne sont pas supprimés et en revanche transmis de père en fille ou de mère en fils.

  • Cette science montre qu'avoir une quantité importante de frères aînés a tendance à rendre les hommes gays, peu importe s'ils ont été ou non élevés dans le même ménage. Un homme né dans une famille composée d'un certain nombre de frères plus âgés aurait 2 % de plus de probabilité d'être gay selon une étude menée par la Brock University à St Catharines au Canada.

  • Les scientifiques doutent fortement que l'environnement joue un rôle dans la sexualité d'une personne. Ils estiment qu'une personne n'a pas le choix quant à son orientation sexuelle et qu'en plus une personne gay ne peut pas devenir hétéro uniquement par la force de la volonté ou par la coercition. Certains scientifiques ont même déterminé qu'il y avait un certain bénéfice au niveau de l'évolution à être gay.

C - Pensez à vos expériences romantiques passées avec le sexe opposé. Ou pensez à des expériences amoureuses ou à des désirs avec le même sexe. Comment vous êtes-vous sentis lorsque ce garçon/cette fille vous embrassait ? Y avait-il des feux d'artifice lors de votre rencontre intime avec ce mec/cette fille spectaculaire ? Pour qui craquez-vous ? Y a-t-il des personnes pour lesquelles vous admettriez avec peur de craquer ? Quel genre de fantasmes avez-vous ? Si votre passé amoureux a impliqué des rencontres sexuelles ou romantiques avec des personnes du sexe opposé et qu'à la suite de ces rencontres vous êtes restés sexuellement excités, il y a de fortes chances que vous soyez hétéro ou éventuellement bisexuel.

D - Pensez expériences romantiques ou des fantasmes avec le même sexe. Y a-t-il eu parmi elles des personnes dont vous auriez eu peur d'admettre que vous aviez le béguin ? Avez-vous déjà fantasmé sexuellement sur une personne du même sexe ? N'êtes-vous toujours pas attiré par le sexe que vous pensiez être censé vous attirer ? Si vos fantasmes romantiques ou les expériences avec des personnes du même sexe vous maintiennent sexuellement excité, il y a de fortes chances que vous soyez gay ou éventuellement bisexuels.

E - Examinez votre comportement récent avec vos amis et avec vos connaissances. En y regardant de plus près, pourriez-vous détecter des sentiments amoureux ou une attirance sexuelle pour vos amis ou pour vos connaissances du même sexe ? Souvenez-vous bien que si un fantasme sexuel ne signifie pas automatiquement que vous soyez gays, des fantasmes à répétition pour des personnes du même sexe signifieront en revanche bien quelque chose.

  • Pour les filles : y a-t-il eu une amie proche pour laquelle vous avez senti un sentiment d'extrême possession ou de protection ? Ou encore quelqu'un que vous aviez toujours voulu avoir comme « meilleure amie » ou qu'au contraire vous ayez insisté pour être « sa meilleure amie » ? Vouliez-vous seulement être sa meilleure amie ou avez-vous voulu aller un peu plus loin ?

  • Pour les garçons : si vous taclez systématiquement le même ami à l'entraînement, demandez-vous si oui ou non vous n'auriez pas aimé faire la même chose dans les vestiaires. Êtes-vous plus que simplement intéressé par lui ? Essayez-vous de jeter un coup œil à son corps ? Êtes-vous excité en l'imaginant enlever sa chemise ? Pensez à ce que vous ressentez, examinez et analysez réellement ce que cela signifie.

F - Regardez ce qui vous maintient exciter. Nous parlons ici de l'excitation sexuelle. Essayez d'effacer toute idée préconçue de qui est censé vous attirer sexuellement. Imaginez une femme nue, puis un homme nu. Lequel des deux vous excite le plus sexuellement parlant, s'il y en a un ?

 

 Partie 3 sur 3: Soyez bien dans votre peau et fiers en étant gay

A - Souvenez-vous que vous n'êtes pas tout seul. Il y a de nombreux, de très nombreux gays, de lesbiennes, de bisexuels ou d'hétéros dans votre communauté, issus d'un nombre varié de milieux qui se sont retrouvés dans la même situation que vous. Le doute. La culpabilité lancinante. L'incertitude. Ils ont tous passé par là. Essayez de ne pas penser à votre nouvelle révélation sexuelle comme un fardeau, au contraire, pensez que c'est une libération. Il n'y a rien de mal à être gay. Vous ne valez pas moins qu'une autre personne pour être qui vous êtes.

  • Trouvez des gens qui accepteront de répondre à toutes vos questions, qui ne vous répondront pas en émettant un jugement ou pire, en parleront aux autorités locales, aux leaders religieux ou à vos parents. En parler à vos amis ou membres de votre famille pourra être un sujet d'inquiétude plus tard lorsque vous vous sentirez plus à l'aise avec votre situation et que vous serez dans une situation dans laquelle vous ne serez pas influencés par leur jeu.

  • Souvenez-vous également que gays, lesbiennes, bisexuels, pansexuels, transsexuels ou quoi que ce soit d'autre est correct. Personne ne devrait vous faire vous sentir mal à propos de ce que vous êtes à l'intérieur de vous-même. Si vos amis sont de vrais amis, ils vous aimeront quoi qu'il en soit.

  • Certaines personnes pourront même essayer de vous rabaisser. Dites-vous que les personnes qui vous attaquent ont probablement des problèmes avec eux-mêmes et expriment leur colère sur les autres. Les personnes qui peuvent s'en prendre à vous le font parce qu'ils sont mécontents d'elles-mêmes.

B - Méfiez-vous des gens qui insistent pour vous dire que vous êtes un « hétéro refoulé » sans savoir réellement qui vous êtes ou les gens qui essayent de vous pousser dans une seule direction. Avoir des expériences négatives avec des personnes du sexe opposé ne rendra personne gay s'il est hétérosexuel, au pire, il en fera quelqu'un de sexuellement frustré, mais toujours hétéro (comme vous pourrez toujours clairement en voir dans les forums dominés par les « mâles »). Franchement, si toutes les personnes qui ont eu des expériences sexuelles négatives avec quelqu'un du sexe opposé devenaient gay, nous serions tous gay !

C - Soyez conscients qu'il existe de nombreux chemins pour découvrir votre sexualité. Certaines personnes peuvent s'être rendu compte qu'ils étaient différents dès leur plus jeune âge, d'autres prendront le temps de découvrir leur vraie nature ou ne s'en rendre compte que très tard dans leur vie. Il n'y a pas de délai de prescription quant à l'expression de vos sentiments et de tendances. Si vous vous identifiez d'une certaine façon, alors soyez qui vous êtes. Essayez d'être reconnaissant que vous avez tout découvert - certaines personnes luttent avec cela durant toute leur vie sans jamais pouvoir admettre qu'ils pourraient être gay.

  • Il existe de nombreux écrits essayant de développer les raisons pour lesquelles nous avons une orientation sexuelle particulière. Cela n'en fait pas forcément quelque chose de vrai ou même quelque chose de vérifiable. Les freudiens ont soutenu dans le passé que le fait de l'homosexualité est le résultat d'un « père lointain et mère autoritaire » ou le résultat d'être coincé dans le « stade anal du développement. » Ces hypothèses, bien que certainement intéressantes, ont en fait peu de fondement ou de poids scientifique et pour cette raison sont tombées en désuétude dans la psychologie actuelle.

D - Comprenez que la sexualité est considérée par certaines personnes comme une question très complexe. Complexe politiquement peut-être, mais il est important de ne pas laisser uniquement la pression extérieure déterminer votre identité sexuelle. Il y a de la place pour tous les degrés de sexualité : certains seront exclusivement hétéros ou gays et n'imagineront jamais d'avoir des relations sexuelles en dehors de leur orientation normale. Certaines lesbiennes recherchent occasionnellement des partenaires masculins et certains hommes gays recherchent des femmes. Il y a de nombreux degrés à l'orientation sexuelle et si vous ne trouvez pas votre place facilement dans l'une de ces catégories, peut-être que vous êtes bisexuels. N'acceptez pas d'être labellisé à moins que – ou jusqu'à ce que – vous soyez prêt.

  • Il y a place pour tous les degrés de la sexualité : certains seront exclusivement hétéro ou gay et n'auront jamais de relations sexuelles en dehors ce qu'ils considèrent leur orientation normale. Certaines lesbiennes cherchent parfois des partenaires masculins et certains hommes homosexuels cherchent une partenaire féminine.

  • Il y a beaucoup de degrés dans l'orientation sexuelle et si vous trouvez que vous ne correspondez pas exactement à l'une de ces catégories, peut-être êtes-vous bisexuel. Ne vous laissez pas étiqueter à moins que – ou jusqu'à ce que – vous soyez prêt et disposé à l'être.

E - N'essayez pas de porter atteinte à l'accomplissement de la sexualité de qui que ce soit. En arriver à des termes concernant l'orientation sexuelle de quelqu'un est souvent difficile et compliqué. Respectez la vie privée des personnes que vous connaissez et qui seraient opposées à faire leur « coming out ».

  • Ne considérez pas la recherche de votre orientation sexuelle comme une « lutte ». La lutte implique un combat contre quelqu'un ou contre vous-même. À l'inverse, imaginez-le comme un voyage de découverte et envisagez de réserver des espaces protégés où vous pourrez en discuter ouvertement et rencontrer d'autres personnes qui passent par un processus similaire. Même si vous ne vous identifiez pas comme lesbienne, comme gay ou comme bisexuel, vous pourriez le voir comme un point de départ pour aider les associations des droits des gays ou simplement pour rencontrer d'autres personnes

 

ET CONCERNANT LA BISSEXUALITE ???

La bisexualité est le fait d'éprouver de l'attirance sexuelle ou amoureuse pour les deux sexes ou, plus largement, le fait d'entretenir des relations amoureuses, sentimentales ou sexuelles avec des personnes du même sexe et du sexe opposé. La bisexualité ne représente pas nécessairement une tendance à aimer autant un sexe que l'autre, le degré d'attirance envers les deux sexes pouvant très largement varier.

Cette attirance amoureuse et/ou sexuelle pour des personnes du sexe opposé ou du même sexe est parfois difficile à vivre car source de questions et d'incertitudes dans une société qui demande souvent aux individus des choix sexuels précis.

La bisexualité a une signification à la fois psychosociologique et biologique. Tout d’abord, il faut différencier les comportements ou les attitudes de son orientation sexuelle d’un rôle sexuel.... Les bisexuels se revendiquent comme un groupe social à part entière au même titre que les hétérosexuels et les homosexuels.

Le choix des partenaires sexuels peut être soit hétérosexuel, homosexuel, bisexuel, tout dépend de l'histoire de chacun. De plus, l'investissement affectif n'est pas toujours constant, comme cela arrive chez la plupart des gens quelle que soit leur orientation. La bisexualité serait donc le cadre d'expression le plus ouvert de la sexualité.

La plupart des gens ayant une pratique bisexuelle se disent homo ou hétéro, car ces catégories sont socialement mieux acceptées et l'attirance envers les hommes et les femmes n'est pas nécessairement égale. En effet, il ne suffit pas d'avoir des relations sexuelles avec des hommes et des femmes pour acquérir une identité bisexuelle.
De même, tout le monde n’est pas forcément d’un bord ou de l’autre. Ceci explique aussi que certaines personnes se disent bisexuels mais n'ont pas de relations avec les deux sexes. L’inhibition, les contraintes sociales les empêchent de passer à l'acte. Enfin, la bisexualité peut être parfois une étape entre hétérosexualité et homosexualité. L'identité bisexuelle telle qu'elle se dessine au travers de nombreuses publications, livres, presse, internet, associations diverses, correspond à un mode de vie qui tente de déconstruire les normes traditionnelles pour les remplacer par les leurs jugées plus conforme à la réelle ambiguïté humaine.

Cette double orientation sexuelle est très fréquente, autant chez la femme que chez l'homme. Car on peut avoir une conduite bisexuelle ou homosexuelle à une période de sa vie, sans avoir pour autant l'orientation qui lui correspond.

Les comportements bisexuels sont rarement la traduction d'une orientation sexuelle permanente, comme peuvent l'être l'homosexualité ou l'hétérosexualité. En fait, ils procèdent très souvent de rencontres fortuites, l'occasion faisant le larron.

Notre société est paradoxale car d’un côté, elle incite à la fin des tabous, a tendance à encourager les pratiques sexuelles hors norme. Cependant, l'intolérance reste encore fréquente vis-à-vis des sexualités différentes. On peut donc vivre des rencontres avec une personne du même sexe sans être un(e) homosexuel(le) refoulé(e) !

En ce qui concerne la bisexualité, toute explication doit être nuancée ! Avant d’être un comportement sexuel, c’est une position psychique.

Certains pensent que la bisexualité fait peur. Etre bisexuel peut déranger certaines personnes homosexuelles ou hétérosexuelles. Beaucoup jugent les bissexuels comme peu fiables, pas stables, très peu fidèles, qu'ils ne savent pas ce qu'ils veulent sentimentalement etc ....

Nous savons que les rencontres et les situations de vie peuvent faire pencher le curseur du désir d’un côté ou de l’autre. Un adulte hétérosexuel ou homosexuel peut avoir une ou plusieurs expériences bisexuelles pour pimenter ou enrichir sa sexualité. Les sexologues constatent que les hommes ont plus de mal que les femmes à accepter leur composante bisexuelle. Revendiquer sa bisexualité peut enfin être le moyen de ne pas assumer, tout au moins socialement, son homosexualité.

Les bisexuel(le)s sont pas mal marginalisés : pour eux il est difficile de fréquenter un homo parce qu'il peut être jaloux que vous aimez aussi les filles, mais aussi de fréquenter les hétéros car ils ne sont pas forcément ouverts sur le sujet.

Il faut du temp pour s'assumer d'être bissexuel, pour se dire qu'on aime un homme et une femme en même temps.

Mais contrairement à beaucoup d'homosexuels, les bissexuels vivent bien voir même mieux leur sexualité.

Les bissexuels affirment également que les proches et parents, acceptent en général bien leur sexualité, contrairement aux homosexuels qui pour beaucoup se font rejeter par leurs parents, familles, amis.

 

 

FAIRE SON COMING OUT – LES CONSEILS

Le coming out, en français « sortir du placard », est l’acte par lequel une personne décide de manifester ouvertement son homosexualité. Si le terme anglo-saxon est couramment employé, c’est parce que le coming out a été l’acte de revendication et d’identification le plus populaire dès la naissance des mouvements gay contemporains.

Se taire, se cacher et mentir semblent être la seule alternative pour se protéger des réactions négatives - réelles ou supposées - de l'entourage. Mais lassé(e)s du mensonge, certains jeunes homosexuel(le)s se posent la question du "coming out" c'est-à-dire d'informer leur entourage de leur préférence affective et sexuelle.

 

On pourrait dire qu’il y a trois types de coming out :

  • Celui pour soi : accepter et assumer le fait qu’on est attiré par des hommes n’a rien d’évident pour soi-même. La plupart des adolescents ou des jeunes gays traversent une période, qui peut durer plusieurs années, pendant laquelle ils refusent de s’identifier comme homosexuels, alors même qu’ils peuvent avoir des relations homosexuelles. Puis vient un jour où ils ressentent le besoin de vivre librement leurs attirances et sentiments. 

  • Celui auprès des autres : selon qu’on s’adresse à sa famille, à ses amis ou à des collègues, la manière de le manifester forme et le moment diffèrent. À chacun de se sentir libre de l’aborder comme bon lui semble, quand il le souhaite, sans ressentir de pression. 

  • Celui auprès des gays : a priori, c’est le schéma le plus facile des trois ; il marque l’entrée dans une forme de communauté, où les gays se reconnaissent entre eux.

Il n'est pas facile d'assumer son homosexualité surtout dans un environnement hostile. L'hétérosexualité étant dominante, tout garçon ou toute fille est considéré(e) a priori comme hétérosexuel(le). "Tu as une copine?", "Comment s'appelle ton petit ami?", ces questions banales posées par les parents, la famille ou les proches peuvent se révéler pesantes quand on se sait homosexuel(le). Certains font le choix de révéler au grand jour leur orientation sexuelle. Cette tentation est d'autant plus forte quand on est amoureux(se) et que l'on voudrait vivre cet amour au grand jour, voire le proclamer à la terre entière.

Certains font leur coming out seulement auprès de leurs proches ; d’autres, au contraire, n’en parlent pas à leur famille, mais uniquement à leurs amis ; et nombreux sont ceux qui, s’ils vivent très bien leur sexualité dans la sphère privée, cachent leur homosexualité sur leur lieu de travail.

Rares sont ceux qui disent et affirment, en toute circonstance, qu’ils sont gay, certains estimant que cela relève de l’intime, et que leurs collègues n’ont donc pas à en être informés ; alors que d’autres refuseront, à l’inverse, de ne pouvoir afficher leur relation amoureuse, comme les hétéros le font. C’est à chacun de savoir à qui, et comment, il souhaite en parler. 

 

Le coming out n’est pas un aveu, ni une obligation

Le coming out est un processus personnel, voire permanent, qu’il faut penser à sa manière, et avec ses propres mots. Il n’y a aucune obligation à le faire; il ne s’agit pas d’un aveu. Au contraire, l’on pourra en tirer quelques bénéfices, et en premier lieu éviter les mensonges contraints ou les non-dits sur sa vie privée. La levée de ce « secret » peut ôter un poids psychologique certain et réduire le stress en vous. Cela peut vous redonner confiance en vous-même, et  vous permettre d’être reconnu et apprécié de votre entourage. Enfin, cela peut vous rapprocher aussi d’autres personnes, qui sont dans la même situation que vous ou qui sont passées par là. 

Mais attention ! Le coming out ne doit pas être un « poids » : en effet, dans beaucoup de circonstances, il n’est pas facile à faire, notamment auprès de ceux, familles et ou employeurs notamment, qui se montrent manifestement hostiles, mais dont on reste dépendant.

 

Petit guide du coming out

1° Le dire ou pas ?

Que dire ? Au début du processus de coming out, certaines personnes ne sont pas prêtes à s’identifier comme « gay », craignant peut-être d’être désormais définies par cette seule identité. Il n’est donc pas obligatoire d’utiliser ce terme, d’autant plus quand on ne se ressent pas forcément « homosexuel ». Vous pouvez, par exemple, partager avec une autre personne l’attraction que vous éprouvez envers quelqu’un du même sexe ; tentez de décrire ce que vous ressentez… Ce sera un premier pas. 

Comment le dire ? Vous pouvez aussi écrire ce que vous souhaitez dire, car parfois la parole est difficile. Mais si vous êtes sûr de vous, alors vous pouvez y aller plus franchement. Peu importe la manière, il n’y a pas de « phrase magique » : allez au plus simple, par mail, dans une lettre.

Quand le dire ? Évacuons d’emblée la question de l’âge. Il n’y a pas d’âge pour faire son coming out. Il faut simplement choisir le bon moment : le vôtre.  Le bon moment, c’est celui où l’on est au clair avec sa sexualité. La question du moment est donc importante ; il faut que vous vous sentiez prêt, que vous en ressentiez le besoin, si ce n’est l’envie. Mais soyez également conscient de l’humeur et des problèmes de ceux auprès de qui vous souhaitez le faire. Car même si le moment est propice pour vous, évitez d’en parler à ceux/celles de vos ami-e-s au moment où ils seraient eux-mêmes en butte à des difficultés passagères, par exemple. Ce conseil n’est pas forcément pour les protéger, eux, mais pour que vous n’ayez pas à faire face à un rejet ou à une réaction inappropriée de leur part, qui seraient dues aux circonstances qu’ils traversent plutôt qu’à une réaction négative à votre égard…  Avec vos parents, essayez de trouver un moment où vous saurez qu’une conversation sereine est possible avec eux.

 

2° Auprès de qui le faire ?

La plupart des gays qui envisagent leur coming out le font parce que, tôt ou tard, ils ne peuvent ou ne veulent plus cacher qui ils sont réellement, et qu’ils aspirent à des relations plus authentiques avec leur entourage. Plusieurs interlocuteurs sont à prendre en compte.

Ses parents : C’est souvent avec les parents que le coming out s’avère  le plus difficile. Les parents élèvent rarement leur enfant en caressant le doux rêve qu’il soit un jour homosexuel !... C’est donc souvent un moment difficile pour eux. Mais la peur de les « décevoir » ne doit pas être un frein : l’amour des parents pour leur enfant, dans la grande majorité des cas, leur permet, tôt ou tard, d’« accepter ».

Ses amis : Cela sera probablement plus facile qu’avec vos parents ; il faut donc peut-être commencer par là. Si ce sont de bons amis, ils seront là pour vous écouter quand vous voudrez faire votre coming out auprès de vos parents. Et si ça se passe mal, vous aurez alors d’autant plus besoin de réconfort de vos amis.  

Ses enfants : Une sorte de coming out à l’envers. Certaines personnes, dans leur maturité, se décident à vivre une sexualité qu’ils refoulaient jusque-là. C’est alors que la question de le dire à ses enfants peut se poser. Dans ce cas, l’autre parent des enfants est peut-être la personne avec qui il faudrait bâtir une stratégie. Les mêmes précautions demeurent, comme pour les autres cas : attention au moment choisi, en particulier vis- à- vis de ses enfants. 

Son médecin : Pour être médicalement suivi au mieux, le principe de vérité doit être l’axe de la relation avec votre médecin. Ce dernier a besoin de connaître vos pratiques, et les risques qui y sont liés. Si vous ne vous sentez pas à l’aise pour en parler avec lui, vous pouvez changer de médecin ! La sexualité a un rôle important dans la santé ; il, faut donc pouvoir l’aborder en confiance avec le praticien que vous avez choisi.

 

3° Les risques 

Tout le monde ne sera pas forcément compréhensif, et certains seront peut -être choqués, voire  hostiles. Mais, le plus souvent, cela reste provisoire ; le temps fait son  « travail », et laisse à chacun la possibilité d’« avancer » à son rythme….

Cependant, certaines relations peuvent changer de façon permanente, et ; si certains peuvent s’éloigner ou couper les ponts, des rencontres peuvent aussi avoir lieu et des liens se solidifier à l’occasion d’un coming out… Mais attention : il existe (rarement, mais cela arrive), notamment pour des mineurs (moins de 18 ans), des cas d’expulsion de leur maison familiale, ou de perte du soutien financier de la part des parents. Si donc vous dépendez encore financièrement de vos parents, peut-être vaut-il mieux attendre un peu. Ou vous renseigner auprès d’associations qui pourraient vous soutenir dans vos choix (voir les liens en fin d’article).

Le risque du tabou : Si, une fois dit, le sujet est « enterré » et que plus personne ne vous en parle, que l’on fait comme si vous n’aviez rien dit : attention ! Votre entourage est peut-être en train de prendre l’habitude de ce « non-dit », ce qui équivaudrait à un retour en arrière, comme si votre coming out n’avait pas eu lieu…. Dans ce cas, brisez le silence : parlez de choses qui sous-entendent que vous êtes gay, parlez de votre petit copain, parlez de votre week-end de la Gay Pride… mais ne laissez pas s’installer le silence ni la crainte de représailles.

 

4° Vous n’êtes pas seul

Que ce soit les associations, l’infirmière du lycée, les lignes téléphoniques ou sur Internet, les soutiens ne manquent pas pour vous aider tout au long du processus de coming out. Faites -vous aider et accompagner : , n’hésitez pas ; d’autres sont passés par là, et leur expérience peut vous être précieuse.

De manière anonyme, vous pouvez faire appel à la Ligne Azur, quelle que soit votre situation vis-à-vis du coming out, que vous y pensiez, que vous l’ayez déjà fait ou que vous vous apprêtiez à le faire. La personne qui vous écoutera pourra aussi vous orienter vers une association ou toute autre structure proche de chez vous.

Aucun mode d'emploi n'existe pour réussir son "coming out". Il faut toutefois prendre le temps d'évaluer son entourage et ne pas se précipiter. L'annonce faite à la fin d'un repas où toute la famille est réunie n'est pas forcément la meilleure méthode. Il est préférable de repérer parmi ses proches une personne de confiance qui sera la première à qui on se confiera. Outre une "répétition générale", ceci permettra également d'avoir un ou une allié(e) lors de l'annonce au reste de la famille. Mais attention, il n'est pas facile de savoir comment les autres vont réagir. Même s'ils tiennent régulièrement des propos hostiles aux homosexuels, ils réagiront peut-être différemment face à l'homosexualité d'une personne qui leur est proche, montrant de l'affection et de la compréhension.

A l'inverse, on peut être tolérant avec des amis homosexuels et ne pas accepter l'homosexualité de son enfant. Les réactions peuvent être particulièrement violentes. Même si les cas de rejet, de mise à la porte sont rares, ils existent. Il ne faut pas oublier que si, pour soi, l'acceptation de son homosexualité a été un chemin difficile à parcourir, pour les parents aussi cela peut être une épreuve douloureuse, voire violente. Ils devront eux aussi faire leur chemin vers l'acceptation en passant par des phases de culpabilité ou de déni. Eux aussi ont besoin de temps.

 

CONSEILS POUR LES PARENTS QUI APPRENNENT LA NOUVELLE :

Il est tout à fait normal que vous vous sentiez submergé par différentes émotions actuellement. Peut-être doutiez-vous de l’homosexualité de votre enfant, peut-être pas. Dans tous les cas, ce dévoilement peut être un gros morceau à assumer pour vous en ce moment. Ce peut aussi être un soulagement, car il est possible que vous sentiez votre enfant différent depuis un certain temps, plus distant ou perturbé, et que vous vous étiez imaginé la pire situation. Dans tous les cas, il est important de prendre le temps de vivre vos émotions, qu’elles soient positives ou négatives.

Ce qui est important et ce que vous devez retenirc’est que si votre fils vous a fait une telle confidence, qu’il vous a dévoilé son grand secret, c’est sans doute qu’il a une grande confiance en vous. Sans doute, lui avez-vous appris toute l’importance de discuter et d’aborder avec vous des choses qui peuvent être plus difficiles à dire. Vous pouvez certainement en retirer de la fierté.

L’aveu de l’homosexualité d’un enfant à ses parents représente un défi considérable. Il a le plus souvent l’effet d’une bombe pour les parents. Ce qui se joue autour de cet aveu demeure une clé pour l’avenir des uns et des autres, et de la relation familiale

Le dévoilement de votre fils peut aller jusqu’à soulever beaucoup de questionnements face à vous-même, à votre orientation sexuelle, à votre vie amoureuse. Ne restez pas seul avec ces questions. Trouver une personne de confiance à qui vous pourriez en parler permettrait de faire le tri dans vos pensées. Sinon, n’hésitez pas à en parler à un professionnel (psychologue, travailleur social, sexologue) ou à utiliser les ressources à votre disposition.

Le dévoilement de votre enfant va peut-être vous amener à revoir la vision que vous aviez de lui. Vous aurez peut-être certains deuils à faire. Vous aviez sans doute, dans votre tête et votre coeur, conçu un futur pour votre enfant et celui-ci vous semble, tout à coup, chamboulé. Voici un aperçu des étapes à travers desquelles vous pourriez passer afin d’arriver à l’acceptation de cette nouvelle réalité :

  1. Choc initial : C’est le temps des émotions fortes. Vous êtes peut-être dans cette phase en ce moment. Vous vous posez beaucoup de questions. Vous pouvez vivre de la culpabilité, de la tristesse, de la colère ou d’autres émotions par rapport à l’homosexualité de votre fils ou par rapport au fait qu’il sera peut-être confronté à plus de difficultés dans sa vie.

  2. Adaptation : C’est le temps des remises en question. Vous cherchez à comprendre l’homosexualité de votre enfant. Vous vous sentez concerné et plus affecté par les blagues, les commentaires désobligeants, à l’endroit des personnes homosexuelles, qui ne vous affectaient pas avant. Cela peut même vous amener à vous questionner par rapport à certaines de vos valeurs et de vos croyances.

  3. Tolérance : Vous ressentez un peu plus d’ouverture face l’homosexualité de votre enfant. Toutefois, vous préférez qu’il ne vous en parle pas et vous ne lui en parlez pas non plus. À cette étape, il vous est difficile d’en parler ouvertement avec votre famille, vos amis et vos collègues de travail.

  4. Acceptation : Vous ne ressentez plus de honte ou de culpabilité et vous êtes à l’aise avec les différents aspects relatifs à l’homosexualité de votre enfant. Vous avez intégré le fait que l’homosexualité est normale et vous ne ressentez plus de malaise avec les différentes dimensions de sa vie affective et amoureuse.

 

Date de dernière mise à jour : 16/05/2017

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