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26 MAI 2012 - LES JEUNES HOMOS VEULENT FONDER UNE FAMILLE

26 MAI 2012 –

Michel Dorais:

«Aujourd'hui, les jeunes homos veulent fonder une famille»

INTERVIEW. TETU

Au moment où il sort une enquête avec l'association Le Refuge sur les jeunes LGBT, ce sociologue spécialiste de l'homosexualité fait le point sur trente ans d'évolution du mouvement.

Michel Dorais est enseignant chercheur au Québec, spécialiste des réalités LGBT. Auteur de nombreux livres (Petit manuel de la gayrilla à l’usage des jeunes, Eloge de la diversité sexuelle, Mort ou fif), il a réalisé avec l'association Le Refuge l’enquête «Etre homo aujourd’hui en France», dont le magazine TÊTU publie un extrait en infographie dans le numéro qui est paru ce mercredi. L'occasion d'une interview en cinq questions.

TÊTU: Quel regard portez-vous sur la communauté homosexuelle, son évolution, ses comportements?
Michel Dorais:
Depuis trente ans, il y a finalement eu autant d’évolutions que de régressions, si j’ose dire.
Ce qui change, c’est le fait qu’on se découvre beaucoup plus tôt homosexuel. Avec la plus grande visibilité de l’homosexualité dans les médias, le sujet est de moins en moins tabou. Cela dit, l’enquête montre paradoxalement qu’on fait son coming out plus tard qu’auparavant. Notamment parce que les jeunes restent plus longtemps chez leurs parents et qu’ils craignent d’être mis à la porte s’ils révèlent leur sexualité. Les taux de dépressions et de tentatives de suicide restent par ailleurs très élevés. L'autre élément qui m’a beaucoup surpris, c’est la volonté d’être en couple et de fonder une famille. C’est une évolution assez incroyable: la problématique n’est plus seulement de vivre ou de révéler son homosexualité, mais d’avoir des projets de vie, de famille.

Pourquoi est-il toujours difficile d’être homosexuel aujourd’hui en France?
Au cours de l’enquête, il y a cette phrase d’un répondant qui m’a beaucoup marqué: «En me disant tous les jours que je n’ai pas droit aux mêmes institutions que les autres, on me dit: aie honte!» Honte et peur sont des mots qui reviennent souvent. Il est difficile d’être homosexuel parce qu'il y a une vraie frustration en ce qui concerne l’égalité des droits. Et puis les réalités homosexuelles ne sont pas encore assez visibles, surtout à l'école. Pour prendre l'exemple de mon université au Québec, il y a au moins dix cours sur les réalités autochtones du pays, alors que je suis le seul à faire cours sur les réalités LGBT.

Au Québec justement, la société est-elle plus ouverte sur les réalités LGBT qu'en France?
Oui, mais au Québec nous sommes seulement huit millions, c’est plus simple. Le mariage et l’adoption sont entrés dans les mœurs depuis près de dix ans. On a aussi un véritable consensus politique sur le sujet. Lorsque les droits d’égalité LGBT ont été votés, aucun député ne s’y est opposé et à chaque marche des fiertés, les chefs politiques de tous les partis sans exception ouvrent le défilé. Cela nous a permis d’avoir une véritable politique nationale de lutte contre l’homophobie. Cela ne veut pas dire que l’homophobie n’existe pas au Québec, mais depuis vingt ans, 20.000 professionnels de la santé et des services sociaux ont été formés à adapter leurs interventions aux réalités homosexuelles. Ça a forcément un impact sur la société.

«On n’a pas besoin d’être spécialisé dans des études LGBT pour aider un jeune gay ou une lesbienne qui veut se confier.» Vous vous êtes beaucoup engagé contre l’homophobie (Petit manuel de la gayrilla à l’usage des jeunes). En 2003, vous avez reçu le prix Arc-en-ciel pour vos études sur le suicide chez les jeunes gays (Mort ou fif). D’où vient cet engagement?
J’ai longtemps été intervenant social et je me suis toujours intéressé au cas des jeunes marginalisés. Quand on est professeur, chercheur, il faut utiliser le pouvoir qu’on a. On a la responsabilité d’être engagé sur le plan social. Si nous ne le faisons pas, qui le fera? C’est donc une mission que je me donne depuis trente ans, et je ne suis pas près d’arrêter. Il y a très peu de gens qui font des recherches sur les réalités LGBT dans le monde, beaucoup pensent que c’est mauvais pour la carrière. Pour moi, faire de la recherche, c’est aussi militer. C’est le sens de mon engagement.

Quel est votre prochain objectif?
Dans la conclusion de l’étude, on évoque les pistes à suivre pour améliorer la condition LGBT. La prochaine étape pour Isabelle Chollais et moi, c’est de développer en France ce que l’on fait au Québec: offrir des formations aux fonctionnaires, aux professionnels de santé, pour les sensibiliser aux réalités LGBT. On n’a pas besoin d’être spécialisé dans des études LGBT pour aider un jeune gay ou une lesbienne qui veut se confier. On a simplement besoin d’une ouverture d’esprit, de mieux connaître ces réalités-là et d’aller au-delà des préjugés. Si l’on veut une société plus accueillante, il faut diffuser de l'information.

Être homo aujourd'hui en France: enquête Le Refuge auprès de 500 jeunes gays et lesbiennes, Michel Dorais, Isabelle Chollet.
128 pages, 10€,
éditions H&O.

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