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20 JUIN 2012 - LESBIENNES AU TRAVAIL - PIEGES A EVITER

20 JUIN 2012

Lesbiennes au travail:

comment éviter les pièges de la lesbophobie?

Doit-on dire son homosexualité au bureau? Que faire après une remarque homophobe? Catherine Tripon vous donne des conseils pour bien vivre son homosexualité sur son lieu de travail.

C'est un fait: en 2012, le milieu professionnel est encore bien trop souvent macho. Pour les lesbiennes, le risque de discrimination est double. Une femme homo pourra à la fois être confrontée au sexisme, mais aussi à l'homophobie. Catherine Tripon (photo ci-dessous) est porte-parole de l'Autre Cercle, association qui traite de l'homophobie au travail. Pour TÊTUE, elle vous donne quelques conseils pour vivre au mieux son homosexualité au boulot.

Attention aux homophobes!
«64% de la population française est pour le mariage homosexuel, 58% pour l'adoption... La société n'est pas homophobe, mais certains individus le sont, et ils peuvent avoir un fort pouvoir de nuisance. Nous vivons toujours dans une culture hétéronormée, très virile et dominée par une élite blanche. Dans le cas des lesbiennes, il y a une double discrimination, celle touchant les femmes en général, et celles touchant les lesbiennes plus particulièrement. Les lesbiennes dérangent les hommes qui ont souvent un rapport de séduction dans le monde professionnel, ils ne peuvent donc pas jouer sur les codes classiques.»

Se renseigner avant l'embauche
«Il faut bien se renseigner sur l'entreprise sur internet, ou auprès de personnes déjà embauchées. Est ce qu'on parle de diversité en interne? Y-a-t-il des programmes de lutte contre les discriminations? Certaines personnes relient encore souvent l'homosexualité à un choix, à un mode de vie. Un choix dont la direction n'aurait pas à se préoccuper. Pourtant, l'entreprise doit y mettre son nez car la vie sociale influence la vie professionnelle. Aujourd'hui, on a le sentiment que ce n'est pas un critère pris au sérieux. En cas de problème, il faut en parler à un supérieur ou à un délégué syndical en qui on a confiance.»

Une fois dans l'entreprise, on se tait et on observe
«Il faut mener sa petite enquête interne. Pour libérer la parole, il faut que les conditions le permettent! La vie sociale et la vie professionnelle sont irrémédiablement liées.»

Se méfier du placard
«Pour s'épanouir au travail, mieux vaut ne pas laisser "la stratégie du masque" (qui consiste à s'inventer une vie hétérosexuelle par exemple) devenir une habitude dont il est difficile de se débarrasser. C'est la solution par défaut.»

Faire son coming out, c'est possible
«Une fois la phase d'observation terminée, on reste prudent. Faire son coming out, oui, mais il faut s'assurer qu'on n'est pas susceptible d'en payer les conséquences. Et il faut avoir confiance en soi, savoir que l'on est protégé: si vos compétences sont très recherchées par exemple. Si tel est le cas, c'est le moment de rendre visible auprès des personnes que l'on connait le mieux, avant d'élargir le cercle.

D'autant que pour bénéficier des droits autorisés pour les couples pacsés, les droits à la mutuelle, des jours de congés quand son enfant est malade, il faut se dévoiler en apportant le certificat du Pacs... Dans ce cas, le mieux est de trouver une personne de confiance, un supérieur ou un délégué syndical, si l'on ne veut pas dire son orientation à tout le monde.»

Ne pas rester seule en cas de plaisanterie douteuse
«Il faut s'appuyer sur quelqu'un. Si vous avez de bonnes relations avec votre supérieur hiérarchique, il faut lui en parler, lui dire que vous ne voulez pas parler de votre orientation sexuelle et de votre vie privée à tout le monde, mais que vous aimeriez que les propos homophobes soient retoqués. Sinon, adressez vous une fois encore au délégué syndical, s'il a un discours clair sur l'homophobie. Quand on vient nous voir, c'est un constat d'échec pour l'entreprise. Il n'est pas normal que des associations comme SOS Homophobie ou l'Autre Cercle existent. Il faut sensibiliser au plus haut pour que les problèmes puissent être réglés en interne.»

En cas de problèmes, vous pouvez contacter:
-L'Autre Cercle La fédération d'associations d'homo en entreprise
-Sos Homophobie Association de lutte contre les agressions et discriminations homophobes et transphobes

-Collectif HomoBoulot Ce collectif lutte contre les LGBTphobies
-Le médiateur de la République En cas de problème avec l'administration.

Historiquement, le monde du travail a été créé par et pour les hommes… Résultat, il n'est pas toujours facile pour les femmes – y compris pour les femmes homos – de s'imposer dans cet univers qui leur est parfois hostile. Bien trop souvent, les femmes et les hommes ne sont pas éduqués de la même manière et certaines caractéristiques valorisées dans le monde du travail… ne le sont pas dans l'éducation féminine.

Un exemple de piège que peuvent rencontrer les femmes? La confiance en soi. Certaines ne se sentent pas légitimes dans leur travail. Lutter contre ce sentiment erroné est «le premier travail en coaching», témoigne Brigitte Laloupe, auteure de Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes?, paru fin 2011. «Globalement, pour le même poste, les femmes sont plus diplômées, si elles sont là où elles sont, c'est qu'elles le méritent largement», nous dit cette coach de cadre et animatrice de groupes sur le leadership au féminin.

Anne-Cécile Sarfati, rédactrice en chef adjointe de Elle, s'est également attaquée à la question dans son livre Etre femme au travail, ce qu'il faut savoir pour réussir mais qu'on ne vous dit pas. Elles proposent chacune dans leurs ouvrages des principes pour progresser dans le monde professionnel. Alors... Que faire? Voici quelques conseils.

Oser se mettre en avant
Les femmes sont souvent bien trop modestes... «Tout notre système professionnel en France est basé sur la cooptation, à part dans l'administration. A partir de ce moment-là, il faut se mettre en avant», résume Brigitte Laloupe. Elle cite une étude montrant que lors de réunions de travail, les femmes acceptent bien plus souvent que les hommes de prendre en charge le compte rendu. Ce qui est certes utile, mais peut aussi vous cantonner au rôle de secrétaire. Autre mise en garde: ne vous contentez pas de bien travailler… faites-le savoir, et ne négligez pas le réseau de relations professionnelles!

Ne culpabilisez pas
Le fait que des femmes montent dans la hiérarchie est un processus très récent. Résultat: celles-ci peuvent avoir l'impression d'être des usurpatrices, et de ne pas mériter leur promotion. Ce n'est évidemment pas le cas. Assumez d'être là où vous êtes.

Oser sortir des clichés «féminins»
Dans le monde de l'entreprise, il faut montrer que l'on sait ce que l'on veut, que l'on a du caractère et de l'autorité. Mais ces caractéristiques ne correspondent pas vraiment aux stéréotypes féminins, alliant douceur et attachement au compromis. «La peur de ne pas être perçues comme féminine retient les femmes toutes les fois où elles n'osent pas se mettre en colère, revendiquer, râler, parler ou rire trop fort...», analyse Brigitte Laloupe.

«Le problème, c'est que les critères de séduction et de leadership pour un homme concordent: l'argent et le pouvoir. Alors que les femmes sont coincées puisque l'aspect séduction, la douceur et la jeunesse, jouent en défaveur des femmes dans le monde du travail», décortique l'auteure. Il faut donc oser prendre la parole et être combative... Tout en se méfiant: on reproche vite aux femmes d'être des chieuses ou des tueuses. Le tout est de trouver le juste milieu.

Ne pas hésiter à se lancer dans la compétition, et jouer des coudes
A cause de leur éducation, les femmes ne sont pas toujours très à l'aise avec la compétition. Selon Brigitte Laloupe, «on le voit dès l'enfance, dans les jeux de cours de récréation, où la compétition n'est pas directe pour les "jeux de filles" comme la marelle ou le saut à l'élastique». A la fin d'un jeu de marelle, personne n'est vraiment vainqueur... ou du moins, une victoire n'implique pas la défaite de sa camarade. Contrairement aux jeux de garçons pour lesquels un vainqueur est clairement désigné à la fin, comme au foot.

Vous trouvez plutôt positif de ne pas rentrer dans des luttes de pouvoir qui vous paraissent futiles? «Quelquefois, il faut accepter de faire les choses qu'on réprouve pour accéder au pouvoir. La société est fondée comme telle. Il n'y pas d'autres solutions», conclut-elle.

Comment exprimer ses émotions sans se griller?
Dans l'enfance, les filles sont enjointes à exprimer leurs émotions, tandis que les garçons sont invités à les étouffer. «Dans le monde du travail, créé par les hommes pour les hommes, les émotions ne sont pas toujours les bienvenues et les hommes et les femmes se retrouvent parfois en décalage émotionnel», écrit Anne Cécile Sarfati dans son livre. Pourtant, inutile de réfréner toute émotion. Au contraire! On le dit trop peu, mais loin d'être une faiblesse, elles sont une force, même en entreprise. Mais, entre se laisser déborder par l'émotion et l'exprimer, il y a un fossé, nous apprend Eric Albert, fondateur de l'Institut Français d'action sur le stress, cité dans Etre femme au travail. «Exprimer utilement une émotion, c'est la verbaliser et non la manifester par des gestes (taper du poing sur la table, pleurer...)». Acceptez vos émotions, mais gérez-les.

Sourire et perte d'autorité
Jusqu'à cinq ans, on voit que sur les photos d'école, les filles et les garçons sourient autant. A partir de cet âge, les filles commencent à sourire bien plus que leurs camarades masculins. «Quand vous souriez, vous perdez en autorité», indique la coach Brigitte Laloupe. Bien sûr, il ne faut pas s'empêcher de sourire, après tout, c'est plutôt agréable, mais juste prendre conscience que ce n'est pas anodin.

Ne pas laisser passer les plaisanteries sexistes et les réflexions stéréotypées
On pense souvent que certaines réflexions sont anodines, pourtant, elles délégitiment celles qui en sont destinataires. «Historiquement, dans le monde du travail, la relation entre un homme et une femme a longtemps été cantonnée à la relation patron/secrétaire», rappelle-t-on dans Etre femme au travail. Les hommes ont donc tendance à garder des interactions avec les femmes stéréotypées, sans même s'en rendre compte. Il ne faut pas hésiter à leur faire prendre conscience de leurs propos.

«C'est extrêmement difficile parce que des compliments tels que “vous êtes charmante aujourd'hui” peuvent être très agréable. Mais c'est une perte d'autorité, et certaines personnes utilisent ces remarques comme une arme. Il faut donc réagir par l'humour et retourner le compliment», propose Brigitte Laloupe.

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