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17 OCTOBRE 2012 - L'AIDE ALIMENTAIRE EN EUROPE SAUVEE JUSQUE 2013

17 OCTOBRE 2012 –

L'aide alimentaire de l'Europe sauvée jusqu'en 2013

Le programme d'aide alimentaire européen va pouvoir fonctionner encore deux ans. Mais à partir de 2014, le sort des associations qui aident les plus démunis est très incertain.

Les banques alimentaires vont pouvoir souffler pour deux ans. L'Allemagne, principal contributeur au programme européen d'aide alimentaire (PEAD), a finalement accepté lundi de maintenir sa contribution financière à l'aide européenne jusqu'en 2014. Depuis six mois, les associations tremblaient : l'Union européenne avait prévu de diminuer de 80% l'aide distribuée chaque année pour aider les plus démunis à se nourrir. De 480 millions, le budget global devait passer à 113 millions d'euros. Impossible avec une telle réduction de continuer à aider les 18 millions d'Européens qui souffrent de la faim.

«Cela va nous donner deux années pour nous retourner», explique Laurence Champier, responsable de la communication de la Banque alimentaire française. En France, le PEAD représente près de 70% de l'aide alimentaire distribuée. Or près de 4 millions de personnes dépendent de ces aides pour se nourrir. «Et ce nombre augmente toutes les années», souligne-t-elle.

Mis en place lors de l'hiver 1986-1987 par Jacques Delors, alors à la tête de la Commission à Bruxelles, l'aide alimentaire européenne s'appuyait à l'origine sur les surplus agricoles engendrés chaque année par la politique agricole commune (PAC). Au lieu de le jeter,l'Europe a choisi de les valoriser ou de les revendre. Cet argent servait ensuite à acheter des produits alimentaires, redistribués aux pays concernés par la PAC.

Fronde de six pays

La fin des surplus agricole a mis en péril cette structure, et l'Europe a demandé des contributions financières aux pays européens. C'est cette aide financière que les pays du Nord de l'Europe ont remis en question, estimant que la PAC ne devrait pas payer pour l'aide alimentaire et que c'est à chaque État membre de la financer pour son pays. Depuis six mois, l'Allemagne, la Suède, le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas et la République tchèque avaient mené une fronde pour ne plus payer. Ils s'appuient sur une décision de la Cour européenne de justice estimant que le PEAD a dévié de son objectif initial, qui était uniquement d'utiliser les surplus agricoles.

En acceptant de contribuer encore deux ans, l'Allemagne permet au programme de survivre. Mais la ministre de l'Agriculture allemande, Ilse Aigner, a posé ses conditions : Berlin accepte de payer jusqu'en 2014, à condition que ce programme social européen s'arrête à cette date. A partir de 2014, chaque pays doit être capable de s'aider seul, selon le vœu de l'Allemagne. Outre-Rhin, le système est en effet très différent: d'une part, les invendus et les produits presque périmés sont donnés par les supermarchés à des associations locales, qui obtiennent ainsi toute l'aide dont elles ont besoin. D'autre part, les églises, qui touchent un impôt prélevé auprès des croyants, ont des moyens financiers énormes. En échange, l'État a délégué à l'Église catholique et aux églises protestantes des missions d'utilité publique, dont l'aide aux plus pauvres. L'Allemagne se retrouve donc à payer la plus grosse part du budget d'aide alimentaire européen alors qu'elle n'en a pas besoin.

De nouvelles ressources à trouver

«L'aide alimentaire ne représente finalement que 1 euro par an et par Européen», nuance Laurence Champier. «C'est une somme dérisoire par rapport aux moyens mis en place pour aider les banques, par exemple». En réclamant la fin de l'aide sociale européenne, les pays du Nord défendent une autre conception de l'Europe, moins sociale et plus pragmatique.

Les associations ont salué la décision, mais s'inquiètent pour leur futur: «Si cette décision est un soulagement pour les plus démunis et intervient à temps pour parer à l'urgence 2012 et 2013, elle pose toutefois la question de l'après 2013, au moment où la situation économique et politique exigerait que les liens humains et solidaires soient durablement tissés. Face à la conjoncture, il est indispensable que les pouvoirs publics français comme européens renforcent le rôle clef des acteurs de l'urgence sociale», ont fait savoir les Resto du Cœur, la Croix-Rouge, le Secours populaire et la Banque alimentaire dans un communiqué commun.

Les associations ne savent pas encore ce qui se passera dans deux ans. «Nous avons peur que le réseau de 5000 petites associations de quartiers disparaisse», s'inquiète Laurence Champier pour la France. Les associations françaises d'aide alimentaire vont devoir trouver de nouveaux mécènes et essayer de conclure des accords avec la grande distribution pour continuer à aider au-delà de 2014 les millions de personnes qui souffrent de la faim en France.

 

Europe : les associations d'aide alimentaire menacées

Des associations françaises se mobilisent autour de l'Airfood Project afin de sauver le programme européen d'aide alimentaire (PEAD), qui représente aujourd'hui 130 millions de repas distribués en France.

Les banques alimentaires, la Croix-Rouge, les Restos du cœur et le Secours populaire, principales associations françaises d'aide alimentaire, ont lancé cette semaine la campagne Airfood Project. Qu'est-ce que l'«Airfood»? «Vous connaissez l'Air Guitar, qui consiste à faire semblant de jouer de la guitare comme un pro, mais sans guitare? Eh bien, l'Airfood Project, c'est un peu la même chose. C'est un dîner où l'on mange… mais avec des assiettes vides. Car dans quelques mois […] 18 millions d'Européens, eux, ne feront pas semblant», annoncent les représentants de la campagne. Une vidéo promotionnelle représente ainsi de jeunes Européens en train de déjeuner au restaurant autour d'assiettes vides sous le regard consterné des autres clients. À noter que tous ceux qui souhaitent participer à la campagne sont invités à publier sur le site leur propre vidéo d'Airfood, ou encore à interpeller directement les dirigeants européens, comme François Hollande ou José Manuel Barroso, via leur compte Twitter.

Cette campagne vise à sensibiliser les citoyens à la probable fin du programme européen d'aide alimentaire (PEAD). Mise en place en 1987 par la Commission et financée à hauteur de 500 millions d'euros par an, cette politique permet aujourd'hui de venir en aide à 18 millions de personnes en grande difficulté. Pour les associations françaises mentionnées, ce soutien représente de 23% à 50% des denrées alimentaires distribuées, soit 130 millions de repas par an. Le budget européen pour les sept ans à venir sera finalisé en décembre prochain, et le renouvellement du PEAD n'est pas à l'ordre du jour.

Mais les associations sont aujourd'hui prêtes à en découdre avec Bruxelles. Alors que pour Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français, cet «arrêt de l'aide humanitaire de l'Europe provoquerait un véritable tsunami alimentaire», Alain Seugé, président de la Fédération Française des banques alimentaires, met en garde contre «une perte de sens de l'esprit européen» et «un signal très fort de renoncement à ses idéaux». Enfin, le président des Restaurants du cœur, Olivier Berthe, appelle quant à lui «à sauver le seul dispositif de solidarité à dimension européenne». «Inutile de prétendre vouloir réduire la pauvreté en Europe, si on laisse se briser ce qui fonctionne déjà», ajoute-t-il.

Les associations françaises menacées

Le budget du PEAD, qui représente 1% de celui de la politique agricole commune (PAC), sert à financer la distribution de produits issus des stocks de surplus communautaires. Or ce mécanisme a été créé à une période où l'agriculture européenne était en surproduction, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Voilà pourquoi certains pays refusent de renouveler leur aide au programme, d'autant plus lorsque existe déjà un système national de redistribution, comme en Allemagne ou en Grande Bretagne.

Si le PEAD est abandonné, l'approvisionnement des associations françaises sera grandement menacé. C'est pourquoi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a réaffirmé aujourd'hui son soutien au programme européen: «Nous avons dépassé la barre des 20 millions de personnes souffrant de la faim en Europe. Les associations caritatives ne peuvent se retrouver en rupture de stocks alimentaires», affirme celui qui se dit prêt à se «battre» pour «maintenir une politique spécifique d'aide alimentaire aux plus démunis». Et ce alors que l'Union européenne s'est engagée à réduire d'un quart le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté d'ici à 2020.

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