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14 JANVIER 2012 - LA FRANCE PERD SON AAA

14 JANVIER 2012 –

La France perd son AAA, l'Allemagne le garde

 

Standard and Poor's a dégradé vendredi soir la note de la France d'un cran avec une perspective négative, mais pas celle de l'Allemagne qui conserve une perspective stable. Une double claque pour le gouvernement français.

 

Après des semaines de vrai faux suspense, et à 100 jours de l'élection présidentielle, Standard & Poor's a mis vendredi soir sa menace à exécution. L'agence de notation a dégradé - après la clôture de la Bourse américaine - la note financière de la France. La rumeur de cette dégradation avait enflé tout au long de la journée en Europe.

 

Depuis sa première notation par S & P, le 25 juin 1975, l'Hexagone avait toujours été considérée comme «AAA», c'est-à-dire que sa dette était évaluée comme la plus sûre possible, lui permettant d'emprunter aux meilleurs taux sur les marchés. Et ce alors même que, depuis 1974, il n'a jamais affiché un seul budget en excédent. Une ère longue de 36 ans qui s'est donc achevée dans la nuit de vendredi à samedi: la note de la France a été abaissée d'un cran, pour être ramenée à AA +, avec perspective négative. Il y a ainsi «au moins une chance sur trois pour que la note de la France soit à nouveau dégradée en 2012 ou 2013, si ses finances publiques dévient du chemin de consolidation budgétaire prévu. Les mesures budgétaires annoncées jusqu'à présent par le gouvernement pourraient être insuffisantes pour atteindre l'objectif de réduction des déficits si la croissance est inférieure à 1% en 2012», indique S & P.

 

La mauvaise nouvelle vient aussi du fait que l'Hexagone est traité plus sévèrement que ses pairs par Standard & Poor's - qui avait mis l'ensemble des pays de la zone euro sous surveillance le 5 décembre dernier. Au sein du club très fermé des AAA, seule l'Autriche accompagne la France dans sa perte du précieux sésame. L'Allemagne, elle, n'est pas concernée; et sa perspective reste stable. De quoi creuser davantage encore l'écart entre les deux pays aux yeux des investisseurs et donc augmenter les taux auxquels la France emprunte.

 

Mais, sur le fond, cette dégradation n'est pas une surprise: depuis le début de l'hiver, la seule interrogation portait sur le moment où l'annonce arriverait. Après l'alerte de Moody's début novembre puis celle, plus sévère encore, de Standard & Poor's quelques jours plus tard, il faisait peu de doute que la France allait perdre son fameux AAA. L'agence de notation avait conditionné sa décision aux résultats du sommet européen des 8 et 9 décembre. Au vu de la multitude d'obstacles juridiques qui se sont dressés depuis dans l'élaboration de nouveaux traités, il faisait peu de doute que le résultat allait apparaître insuffisant aux yeux de S & P. Et, de fait, les décisions prises vendredi soir «sont principalement dues a des mesures insuffisantes pour traiter les problèmes systémiques de la zone euro», explique l'agence.

 

«Une valeur sûre»

 

Conscient de cette situation, l'attitude de l'exécutif français ces dernières semaines a consisté à préparer l'opinion publique à cette nouvelle. Alors qu'il y a peu Nicolas Sarkozy excluait la perte du précieux sésame, le virage dans son discours était devenu évident. «Si la France perdait son AAA, nous affronterions cette situation avec sang-froid et calme», expliquait le chef de l'État à la veille de la trêve des confiseurs. Avant de lancer, lors de ses vœux aux Français: «Je ne sous-estime pas les conséquences que peuvent avoir sur notre économie les agences de notation et les emballements des marchés financiers (…), mais ce ne sont ni les marchés ni les agences qui feront la politique de la France.»

 

Bref, la dégradation de la France «compliquerait les choses» mais ne serait «pas un cataclysme», selon des éléments de langage répétés par les membres du gouvernement ces dernières semaines. «Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais ce n'est naturellement pas une catastrophe; il ne faut pas affoler les Français», a insisté vendredi soir le ministre de l'Économie, François Baroin, sur France 2. La porte-parole du gouvernement, Valérie Pécresse, a indiqué que «la stratégie de la France restera focalisée sur le désendettement, la compétitivité de l'économie et la croissance» et redit que «la France est une valeur sûre».

Dans le contexte préélectoral, cette annonce a donné un angle d'attaque nouveau aux opposants du chef de l'État. «M. Sarkozy restera le président de la dégradation de la France; ce sont les Français qui vont en payer le prix», a lancé la première secrétaire du PS, Martine Aubry.

 

De son côté, François ­Bayrou (MoDem) a jugé que cette dégradation «signe des ­années d'échec et de dérive». Sur les marchés, la semaine prochaine risque d'être agitée…

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