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06 OCTOBRE 2011 - AUBRY ET ROYAL - QUESTIONS SUR LES LGBT

Primaires Socialistes Questions LGBT

avec Martine Aubry et Segolene Royal


Precision : Concernant Francois Hollande, son interview est deposé sur un autre article - Francois Hollande defend il oui non les LGBT

Interview Tetu - Martine Aubry (21 Sept 2011)

«L'émancipation n'est pas acquise mais en marche»

Nous rencontrons Martine Aubry à Paris, alors qu’elle vient d’écrire sa «Lettre aux Français», tirée à un million d’exemplaires. Détendue, elle prend le temps de nous répondre pendant plus d’une heure. À ceux qui en douteraient: l’ancienne patronne du PS a envie de gagner la primaire.

TÊTU: En 2010, vous aviez signé l'appel d'Hélène Mandroux, maire de Montpellier, pour l'ouverture du mariage, et vous aviez offert un TÊTU à Georges Frêche, le président pas vraiment gay-friendly du Languedoc-Roussillon. Vous n'hésitez pas à utiliser des symboles...

Martine Aubry: En politique, c'est aussi par des symboles qu'on avance. c'est utile, contre le machisme, le racisme ou l'homophobie. En 1996, j'avais lancé un appel pour la mise en place d'un «contrat d'union sociale». c'était un premier combat. Ensuite, nous avons fait adopter le pacs. Lille a été l'une des premières villes à organiser des cérémonies de pacs en mairie. Finalement, la vie a montré que ce pacte était insuffisant, et, avec l'avancée de la société, l'ouverture du mariage aux couples de même sexe m'est apparue comme une évidence.

Une position que vous n'hésitez pas à exprimer...

Quand je me fais une idée sur une question, je la défends ensuite avec conviction. Des questions comme l'adoption sont tellement importantes, qu'il faut vraiment se forger une conviction intime. Je ne l'ai jamais fait pour plaire à tel ou tel. Alors, j'ai réfléchi, travaillé, débattu, rencontré de nombreux interlocuteurs. Peu à peu ma conviction profonde a été de dire: un enfant a d'abord besoin d'affection. À partir de là, j'ai défendu le droit à l'adoption: on ne demande pas à l'État de dire aux hommes et aux femmes qui ils doivent aimer, mais c'est à l'État de donner à chacun les meilleures conditions d'aimer qui il veut.

Sur la question de l'homoparentalité, le PS soutient désormais l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes...

Il y a eu un vrai débat qui s'est fondé sur le rapport de très grande qualité rédigé par Najat Vallaud-belkacem. Chacun a pu parler de son intime conviction. C'était assez émouvant, car certains de nos camarades avaient eu recours à la PMA et nous ont dit comment leurs enfants le ressentaient. Ils n'avaient pas tous le même avis. Nous avons décidé d'ouvrir la PMA à toutes les femmes.

Suite à ce rapport, le PS a décidé de ne pas soutenir la proposition de Najat Belkacem sur un encadrement strict des mères porteuses, hors d'un système tarifé. Quelle est votre position personnelle?

Je ne suis pas d'accord. Pour deux raisons. D'abord, je ne pense pas que l'on puisse organiser ce système rêvé de non-marchandisation tel que présenté par certains. Selon moi, la marchandisation existera toujours tant que la misère existera. Et puis, utiliser le corps d'une femme comme «mère porteuse» peut amener à d'autres difficultés. on connaît les cas de femmes mères porteuses qui, soit se sont attachées à l'enfant et ont voulu le garder, soit ont accouché d'un enfant handicapé qui a été refusé par la famille d'accueil. Je suis encore plus en désaccord avec ceux qui pensent qu'il faut le faire à l'intérieur de la famille, car il est nécessaire qu'un enfant voit clair dans les liens familiaux autour de lui. Deuxièmement, j'y suis d'autant plus opposée que je suis très favorable à l'adoption. Il faut se battre pour qu'il y ait une adoption possible par des couples homos à l'échelle internationale, car je sais que beaucoup de pays la refusent.

Un de vos proches, Bruno Julliard, a fait son coming out dans TÊTU le mois dernier. Je voulais avoir votre sentiment...

C'est très important que des femmes ou des hommes politiques parlent de leur orientation sexuelle. Lorsque Bertrand Delanoë l'a fait, la cause des homosexuels a avancé d'un bond. Je me félicite à chaque fois qu'un responsable politique réa-lise son coming out, mais je suis toujours choquée par l'outing, car il faut respecter le droit à la vie privée de chacun.

En juillet, quand vous avez décidé de dénoncer les rumeurs autour de votre vie personnelle, il y avait des on-dit sur votre homosexualité présumée...

Ca, je ne l'ai pas dénoncé! [Rires.] Chacun sait que je suis hétérosexuelle, mais je n'ai pas attaqué en justice les sites internet sur ce terrain-là car ce n'est pas un problème!

L'émancipation des genres est-elle acquise?

Elle n'est pas acquise, elle est en marche. Les droits des femmes comme les droits des homosexuels seront toujours remis en cause dans des périodes difficiles. Il faudra donc rester vigilants, même si la société avance à grands pas. Je défendrai ces thèmes durant la campagne, et si je suis élue, je les engagerai d'une manière déterminée, dès la première année.

Sur les droits des transsexuels, où en êtes- vous?

Il faut faciliter le changement d'état civil, comme le demande le conseil de l'Europe, même si la décision ne doit pas être prise à la légère. On doit trouver les moyens tant humains que financiers pour accompagner la personne dans sa transformation. Il ne faut pas laisser aux seuls psychiatres le soin de décider.

Concernant la lutte contre l'homophobie, que proposez-vous?

On doit appliquer aux insultes homophobes les mêmes règles que pour les insultes racistes. Le délai de prescription pour porter plainte doit être porté à un an. Par ailleurs, je trouvais que la Halde était un bon outil, car la publicité faite sur les sanctions est importante. ensuite, les éducateurs doivent pouvoir répondre en cas d'actes homophobes, et expliquer. J'ai été intéressée par l'initiative belge de diffuser aux enseignants une mallette de lutte contre l'homo- phobie leur apportant des outils concrets. Globalement, je crois que la culture est la meilleure arme pour faire évoluer les mentalités, car on peut faire passer beaucoup de choses à travers les œuvres...

Dans votre «Lettre aux Français», vous évoquez votre «détermination à transformer le pays»...

Profondément, les Français vivent mal, ne supportent plus les injustices mais aussi s'inquiètent de l'affaiblissement de la France et voudraient retrouver la fierté de leur pays. Si je parle de «ma France», ce n'est pas de la nostalgie. Il s'agit de retisser le lien en apportant les réponses du 21e siècle. Cela passe par le redressement économique, par la justice, l'accès aux droits, mais également par la voix de la France qu'il faut retrouver porteuse de ces valeurs dans le monde.

 

 

Interview Tetu - Segolene Royal (21 Sept 2011)

«La diversité n’est pas le problème, c’est le commencement de la solution»

Dans ses bureaux parisiens, la présidente de Poitou-Charentes nous serre fermement la main, les yeux dans les yeux, sourire aux lèvres. La candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle semble détendue, presque insouciante, sûre de son destin: «Je veux gagner», affirme-t-elle. Assurant avoir appris de ses «erreurs» de 2007, elle veut dissiper les malentendus. Un exercice délicat.

TÊTU: Comment expliquez-vous que, il y a cinq ans, alors que vous aviez pris position pour l'égalité des droits, certains commentateurs restaient sceptiques à propos de vos convictions profondes sur le mariage et l'adoption?

Ségolène Royal: Peut-être parce que je ne suis pas mariée... (Rires.) C'est une plaisanterie, mais pas totalement, car je pensais que ce n'était pas la revendication primordiale. Je pense que la revendication primordiale, c'est l'acceptation dans la société de l'homosexualité. Alors, peut-être, que le mariage est un élément qui permet cette acceptation. Mais pour moi c'est le sexisme, le racisme, l'homophobie qui sont les vrais sujets. Bien sûr, je n'ai rien contre le mariage, mais porter en drapeau cette revendication, c'est presque une solution de facilité, finalement. D'autres responsables vont être dans l'affichage pour le mariage, et dès que ça les touche, dans leur vie privée ou dans les relations de travail, ils vont avoir plus de difficultés... Après, pour une certaine génération, que les gens aient du mal à franchir le pas et éprouvent une gêne sur le sujet, je peux le comprendre. Il faut continuer à convaincre.

Alors que vous avez combattu Nicolas Sarkozy en 2007, quel regard portez-vous sur le travail du gouvernement sur ces questions-là?

C'est pareil dans tous les secteurs, il n'a rien fait, il n'a pas tenu ses promesses. Mais sur ces questions-là, particulièrement, il s'en est bien gardé, car ce n'est pas son électorat. sauf pour les homosexuels qui payent l'IsF: là, il a tenu ses pro- messes, mais c'est involontaire! (Rires.)

Très tôt, vous aviez soutenu l'ouverture de la procréation médicale assistée (PMA) aux couples de femmes...

Oui. Plutôt qu'elles soient obligées d'aller dans d'autres pays où c'est autorisé, autant l'autoriser en France. Car, aujourd'hui, c'est une situation absurde.

Comment êtes-vous arrivée à cette position sur le sujet?

J'ai beaucoup travaillé avec l'Association des parents gays et lesbiens. D'ailleurs, je suis la première ministre de la Famille à avoir reconnu cette association comme interlocuteur officiel du ministère. Et je me souviens, à l'époque, que la puissante Unaf - l'Union nationale des associations familiales -, avec qui je travaillais aussi, avait protesté auprès du président de la république. Au final, j'avais réussi à les faire participer à la conférence des familles, et je les avais financées, au même titre que les autres associations familiales.

Une de vos proches au PS, Najat Belkacem, a rendu un rapport sur la révision de la loi bioéthique, où elle évoquait la question des mères porteuses, proposant notamment un encadrement strict de la gestation pour autrui (GPA), sans rémunération. Il y a eu des débats très tranchés au PS. À ce sujet-là, quelle est votre position?

Moi, je me demande si l'autorisation ne va pas ouvrir la voie à un commerce. C'est une vraie difficulté. Qu'est-ce qui nous garantit qu'à terme, il y aura le maintien de la gratuité? J'y serais favorable pour les femmes de la même fratrie, comme ça, il n'y aura pas de dérives. Car je pense qu'il ne faut pas entrer dans la logique de l'utilisation payante du corps. À partir du moment où vous imposez la gratuité, c'est que vous supposez qu'il existe une autre motivation. Une autre motivation, c'est un lien affectif... Une sœur pour sa sœur, une cousine pour sa cousine... Mais il ne faut pas qu'il y ait de confusions entre les générations: je ne suis pas favorable à ce qu'une mère porte un enfant pour sa fille.

Et concernant l'accès de la GPA aux couples d'hommes?

Actuellement en France, les règles qui encadrent la fécondation in vitro sont très claires : cette technique ne peut être utilisée qu'en cas de stérilité d'un couple hétérosexuel. Dans le cadre de ma proposition, c'est l'ovule de la vraie mère et le sperme du père qu'on utilise pour la fécondation in vitro, puis on réimplante l'œuf fécondé dans l'utérus de la sœur. Donc, c'est quand même l'enfant des deux parents. La sœur sert de couveuse, autrement dit. Il faudra ouvrir le débat car votre question suppose que les règles sur les dons d'ovules soient profondément modifiées.

Avez-vous l'impression que le PS réussit aujourd'hui à mieux prendre en compte ces questions de société?

Oui, je trouve. Les leaders socialistes vont à la gay pride! Quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire, j'avais lancé la première enquête sur le suicide des jeunes lié à l'homosexualité. Les politiques, il faut les juger sur leurs actes. C'est ce que j'appelle la politique par la preuve. Il ne faut pas les juger seulement sur leurs déclarations ou sur leur ralliement précipité à des choses auxquelles ils n'avaient jamais pensé de leur vie. Ils y adhèrent, parce qu'il y a des voix à gagner.

Sur la question trans, que proposez-vous au niveau du changement d'état civil ou de la prise en charge de la transition?

Tout ce qui peut permettre aux personnes d'être en phase avec leur nature profonde et tout ce qui peut les aider à construire leur bonheur dans leurs choix intimes doit être fait. Tout doit être facilité, tout doit être fait pour apaiser leurs tourments, leurs souffrances. Je crois en des politiques humanistes qui vont dans le sens du progrès.

Vous évoquiez au début la question du sexisme. Plusieurs femmes politiques ont récemment dénoncé le sexisme dans la classe
politique. Qu'en pensez-vous?

J'ai l'impression que cela régresse, finalement, même si la bêtise était plus flagrante il y a quelques années. Quand je suis arrivée à l'Assemblée et que je montais à la tribune, j'entendais des «à poil!» Je pense que l'on n'entend plus ce genre de choses aujourd'hui. Il faut voir d'où on vient. J'étais membre de la commission des Affaires économiques, et il y avait eu un rapport sur la question de la vache folle, et un député du Nord m'avait dit: «Ça fera une vache folle au bureau!» Il faut quand même l'encaisser. Comme j'ai le sens de la repartie, je lui ai répondu: «Je préfère une vache folle qu'un vieux cochon.» Il avait fermé son clapet et je ne l'ai plus entendu parler. Et j'étais députée! Voilà l'état des lieux de la politique. Certains se croient tout permis. Dès qu'ils ont le pouvoir, ça leur monte à la tête. C'est moins caricatural aujourd'hui, on n'entendrait plus ça. mais globalement dans notre société, il y a une régression à l'égard des femmes. Il y a plus de deux millions de femmes seules avec enfants qui cumulent les difficultés. Et les écarts salariaux n'ont pas régressé.

Douze ans après le pacs, comment expliquez-vous qu'il y ait aussi peu de responsables politiques qui vivent ouvertement leur homosexualité ?

Ils ont peur de perdre des électeurs, notamment parmi les personnes âgées. Pour moi, ce n'est pas une peur justifiée. Il faut se souvenir qu'à une époque, les femmes divorcées, c'était honteux, elles étaient en marge de la société. Tout cela va évoluer.

C'est pourquoi, selon vous, on peut parler de régression.

En apparence, on avance... Mais, dans le tréfonds, est-ce qu'on n'est pas en train de régresser? Dans cette peur, il y a le rejet de tout ce qui fait la différence, en cette période de crise, de bouleversements internationaux, de décrépitude des fondamentaux de la république, de brouhaha généralisé. La droite sarkoziste dresse les Français les uns contre les autres. Voilà le résultat.

Vous évoquiez votre action en tant que ministre de l'Enseignement scolaire. Comment faire pour que la lutte contre les discriminations ne reste pas à l'état d'incantation?

Il faut agir, notamment dans l'Éducation nationale. Quand j'étais ministre, j'avais intégré la lutte contre l'homophobie au programme d'éducation sur la sexualité pour le collège et les lycées. Nous avions dû expliquer notre action auprès des associations de parents, et cela avait été fait. Il faut également travailler sur la question des genres dans les manuels scolaires. Aujourd'hui, tout cela est encore extrêmement sexué.

Dans le cadre républicain, il est parfois difficile d'évoquer les différences...

Les différences ne sont pas vues comme une richesse. Il y a un écart entre les discours et la réalité. Moi je considère que la diversité, ce n'est pas un problème, c'est le commencement de la solution.

Aujourd'hui, vous êtes engagée dans la campagne des primaires socialistes, êtes-vous confiante?

Oui, parce que je veux gagner. Je me projette dans cette perspective. Je n'ai plus de doutes. J'ai aussi fait des erreurs, comme avoir donné l'impression d'improviser. Mais nous ne sommes plus en 2007. J'ai envie de gagner. Ce serait un honneur de succéder à François Mitterrand pour servir la France, reprendre le fil de l'histoire de la gauche au pouvoir. Je propose des solutions qui feront du bien à la France. Je serai une présidente courageuse et équitable. Avec moi, les Français seront fiers de leur vote et ne le regretteront pas.

 

 

Remarques Gayfree

 

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