Quantcast

FacebookTwitterGooglePlusFluxRSSInstagramLinkedin

Notre Blog SkyrockWordPressDailymotionYouTubeSnapchatBlued

 
 

 

06 MARS 2012 - CONSEIL MUNICIPAL AGITE A BORDEAUX

06 MARS 2012 –

Bordeaux : quand la campagne présidentielle entre au conseil municipal

Séance agitée pour Alain Juppé hier après-midi. La politique nationale s'est immiscée par effraction dans le débat local.

« Je parle par-dessus vous, on ne vous entend plus ! », a fini par lâcher Alain Juppé à l'adresse de Jacques Respaud tout en lui proposant de débattre à l'extérieur de la mairie. (photo Thierry David)

Ils se sont mis à deux pour lui faire prendre la mouche. La grosse colère, mâchoires crispées et poings fermés. Alain Juppé pourtant décidé à « ne pas mélanger politique nationale et conseil municipal de Bordeaux » a menacé le socialiste Jacques Respaud de « sortir dans le café d'à côté pour débattre de ça ». Puis, il a coupé le micro de l'autre socialiste Matthieu Rouveyre tandis que ce dernier profitait de la tribune pour critiquer le discours du candidat Sarkozy à Bordeaux, samedi.

Les choses avaient plutôt démarré tranquillement, comme un lundi. Véronique Fayet, adjoint aux affaires sociales présentait le bilan étape du projet social. Forcément positif puisqu'à ce jour 85 % des actions prévues sont en phase de réalisation. Suivaient les interventions éclairées des élus concernés par ce projet, Arielle Piazza et ses apprentis nageurs, Yohan David et son tutorat d'entreprise, Brigitte Collet et ses ateliers pour papas divorcés, Élizabeth Touton et les mal-logés, Anne Brézillon, Nicolas Brugère… tous satisfaits de présenter à leur maire leur bon boulot.

Au fil des dossiers

Pharmacie Victor-Hugo La Ville a voté une indemnité d'éviction pour la propriétaire du fonds de commerce, Virginie Aubrion veuve du pharmacien, sachant que le commerce va être déplacé en raison du projet de salles des sports, en lieu de l'ancien marché Victor-Hugo. Marie-Claude Noël, élue verte, a déclaré regretter « la petitesse et le manque d'élégance de la ville, car la propriétaire a perdu de l'argent dans l'affaire ». Réponse de l'adjoint, Hugues Martin : « Vous avez tout faux dans ce dossier, la pharmacie a été vendue pour 150 000 euros. » (ndlr : compte tenu du retard de décision, Madame Aubrion fait une opération blanche, elle aurait pu gagner 80 000 euros si l'affaire avait été conclue dans les temps.)

Conseils de quartier Patrick Papadato, élu vert, a interrogé le maire à propos des nouveaux conseils de quartier : « J'ai assisté à celui du centre-ville, les nouveaux conseillers ont été présentés, mais il n'y a pas eu de vote en Conseil municipal. Quid de l'avis de l'opposition ? » Alain Juppé a répondu que les conseils nouvelle formule étaient en gestation : « C'est une expérimentation, nous ferons une évaluation. Votre intervention tombe à plat. »

Quartiers à requalifier Elizabeth Touton a présenté la suite du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés, donnant à l'opposition l'occasion de faire une piqûre de rappel sur les dossiers InCité.

Restructuration de la gare St-Jean La convention de financement relative aux études d'avant-projet pour les travaux de restructuration de la gare a été votée.

Des abeilles et des bonzaïs Des actions de sensibilisation autour des abeilles seront mis en place à la Maison du jardinier et une expo Bonzaï se tiendra les 31 mars et 1er avril au Jardin Botanique.

Où en est-on de la pauvreté ?

Puis, Jacques Respaud a demandé la parole : « Vous êtes une magicienne Madame Fayet, a-t-il commencé. Vous prétendez faire reculer la précarité, la pauvreté, le mal-logement, et nous partageons pleinement vos actions. Mais quel lien existe-t-il entre vos actions et les objectifs réels ? Où en est-on de la pauvreté à Bordeaux ? Nous sommes sceptiques. Vous mettez une rustine sur un pneu poreux. »

Jusque-là tout allait bien. Mais Jacques Respaud a haussé le ton et dérapé sur le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, la suppression des Rased, la paupérisation des Français et là, Alain Juppé a bondi. « Pas de diatribe sur la politique nationale. Monsieur Guéant n'a rien à voir avec la politique de la ville. Hors sujet. » Indifférent au courroux du maire et néanmoins ministre, Respaud continuait à accuser le gouvernement actuel au micro. « Je parle par-dessus vous, on ne vous entend plus !, criait Alain Juppé. Allez, on va sortir dehors, dans le café à côté et on va ouvrir un débat. »

La colère fut brève, la sieste était terminée. Intervient ensuite, toujours sur ce dossier du projet social, Matthieu Rouveyre. « Attention à l'autosatisfaction, lâche-t-il à l'attention des élus de la majorité. Non, la situation des personnes âgées, des jeunes, des mal-logés est très loin d'être réglée. Bordeaux est encore loin des 20 % de logements sociaux obligatoires. Ce document, le rapport sur le projet social, est l'arbre qui cache la forêt, à Bordeaux 25 % de la population vit encore sous le seuil de pauvreté. Et la ville accueillait un candidat le week-end dernier, qui dans son discours prône la haine des uns envers les autres… »

Blanc de rage, les poings tremblants, Alain Juppé a appuyé sur l'interrupteur du micro de Matthieu Rouveyre : « Inacceptable ! J'interromps votre intervention. Vous respirez la haine, surtout quand vous vous adressez à moi… »

Évidemment, les échanges successifs ont, comme on dit, jeté un froid. D'autant que du coup, en dehors des piques, les dossiers sont effleurés. Accessoirement, le maire a rappelé que Bordeaux avait progressé en matière de logement social : « On est quand même passé de 15 % à 16 % », a-t-il précisé. Mais le cœur n'y était plus. Il y eut la présentation du Centre culturel et touristique du vin qui livra quelques précisions sur l'avancement du projet, puis le contrat de co-développement entre la CUB et la Ville a remué mollement les vieux débats. Celui sur le grand stade qui a permis à Marie-Claude Noël, élue verte, d'en remettre une couche, contre cette initiative « qui n'a toujours pas vu sa première pierre. On peut donc espérer… »

Alain Juppé a tordu le nez : « Le grand stade se poursuivra si le président actuel est réélu. Le grand stade se poursuivra aussi si c'est l'autre, car deux projets similaires sont prévus, l'un à Lyon et l'autre à Lille, où je suppose les maires auront des arguments pour le convaincre. »

In fine, Matthieu Rouveyre a quand même glissé au maire de Bordeaux : « Je n'ai aucun sentiment de haine à votre égard. » Et là, tout le monde a mieux respiré…

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau

__________________________________________________________________________________________________________________________________

PageRank Actuel

https://annuaire.laposte.fr/associations/equality-52445471700025/

<a href= »http://www.guide-gay.com » title="Guide Gay" target= »_blank »>Guide Gay</a>

Google+

Annuaire Tchat

Annuaire Association

Annuaire Webradio

Annuaire pour webmaster - Tchat

Annuaire liens durs - Rencontres

Referencement gratuit - formation java j2ee lyon - avis sur archos - activité pour enfants
visitez maupiti l authentique - photographe mariage toulouse - chien de terre neuve - tchatche

 

 CopyrightFrance.com